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Tome premier.
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SECONDE PAR TIE. ChaK VII. 199

par la detente d’une corde pincee, etant fort different des autres quile fuivent, Lc qui fönt la continuation du fon. Mais les coups quicompofent le bruit successis frappent tous l’oreille d’une meme sagen ;car toutes les secousses des membranes de la glotte qui fait la voix,eelles des parties d’une anche qui fait fonner un hautbois, celles desparties des levres qui font fonner une trompette , Lc celles des parti-cules de la languette d’une flute fönt toüjours les meines dans toutela duree du fon j cette duree consistant dans la fuccession de plusieursbruits pareils , qui paroissent n’en etre qu’un, ä caufe que l’oreille nedistingue pas les coups, & n’apperqoit pas leurs intervalles , ou dumoins eile ne le fait qu’avec beaucoup de peine , & cette difficulte estplus grande en quclques unes des efpeces de ce bruit, que dans lesautres.

Ce bruit a deux efpeces, fgavoir, le Bruit Rompu^ St le Bruit Con- Ses esps?tinu. ces sont

LeBruit Romfu., que j’appelle ainsi ä l’imitation de Virgile, qui die le bruitque la trompette a un fbn rompu , est celui oü les intervalles par lef-^mp»^quels les differens coups font feparez, fe remarquent en quelque fagon,tel qu’est le bruit d’un racloir , qui s’echapant & fe rattachant ä plu-sieurs reprifes au corps racle le frappe de plusieurs coups fuccessifsj.celui du grondement des chiens, des voix rauques, des ailes des gros-ses mouches, d’un archet quand il frotte les grosses cordes; celui desbourdons des trompettes Lc des hautbois est aulsi de cette efpece.

Le Bruit Continu est celui, oü les intervalles qui font entre les coups & le bruiedont la fuite fait la continuite du bruit font si petits qu’on ne les peut continUiappereevoir. II differe du bruit, (dont il a ete parle ci-devant, &que j’appelle continue) en ce que le bruit continue est caufe par unfeul coup, qui outre les particules qu’il ebranle a l’endroit oü il frap- bruit cos-spe le corps refonnant, il le trouve qu’une infinite d’autres particules tinue ifont ebranlees enfuite par l’ondoyement des parties de tout le corpsrefonnant , que ce premier coup ebranle j cet ondoyement des par-ties etant caufe de l’ebranlement des particules, qui font continuer lebruit aussi long temps que l’ondoyement des parties dure & continuede la maniere Necessaire pour ebranler les particules , jufqu’au pointde les froisser & de les plier afses pour faire que leur retour poussel’air avec la promptitude neeeflaire ä Femotion de l’air, laquelle caufele bruit.

Mais le bruit continu n’est point produit par un feul coup, quifoit capable de caufer l’ebranlement de tout un corps, parce que cebruit n’est rien autre chofe qu’une suite continue de plusieurs petitscoups egaux & d’une meme efpece,.qui eBranlent chacun si peu departicules , qu’elles ne feroient point continuer le bruit, si un coup«e fuivoit l’autre immediatement.

Le Bruit Succeßf,Continu -est de deux efpeces },l’un est Rüde , l’au* il est da ■

tre stsM efpgi*