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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. Ch^p; IX. 20s

-vironnent l’endroit ou se fait le choc des corps qui produisent le bruit, bruit eScette reflexion fait des effets differens : car lorsqu’il y a tout ä l’entour tenduse-beaueoup de corps , qui ä raifon de l’homogeneite de leurs parties ontleurs partieules uniformement mobiles, tels que fönt des murs, ou reflexion.--des lambris , dont les furfaces fönt egales, la reflexion fe fait fi puis-samment, que le bruit devient un son resonnant, lorsque les corps, fürlefquels la reflexion fe fait, ne fönt pas beaucoup eloignez. Mais flces corps etant ä une longue distance fe trouvent tellement difpofez,cjue la reflexion ne foit point empechee , s’il arrive qu’entre ces corpseloignez propres ä la reflexion , & le lieu oü le premier bruit est pro-duit, il ne fe rencontre point de ces corps, alors la reflexion fe par-tage, en forte que le bruit s’entend d’abord compofe, comme il estordinairement de l’agitation directe de l’air jointe aux autres agita-tions qui proviennent de la reflexion des corps plus proches ; & apres.quelque efpace de temps on entend un fecond bruit caufe par le restede la reflexion qui fe fait contre les corps eloignez. Et parce quel’eloignement suppofe du temps pour le mouvement de l’air qui sefait dans le bruit , il n’est pas difficile de concevoir pourquoi la repe-tition tarde quelque temps , de meme qu’il est aise de comprendrepourquoi la repetition fe fait feparement du premier bruit, fi l’on fbp-pose qu’il y a un long efpace, dans lequel il ne fe rencontre point decorps propres ä faire la reflexion.

Chapitre IX. #

Ve la seconäe espece de modification du Bruit , qui eß de son,-Augmentation af fellee Refonnance.

L 'Augmentation du Bruit, qui est la seconde efpece de ß'L’aug-modification, & dont il s’agit sei, n’est point celle qui depend menta-de l’augmentation de chacune de fes caufes j parexemple, l’augmen- ^ 0 ^^ ,tation de l’effort avec lequel on frappe für un timbre, ou le redouble- p en( j j e "ment de la force avec laquelle on fouffle dans une trompette, qui aug- la refle-mente le bruit de ces instrumens, n’est point l’augmentation que j’en- xiond’un»tens: mais c’est celle qui resuite de faflemblage de plusieurs caufes b,.y™ ei 'differentes , fgavoir, lorsque l’effort du choc ou du fouffle est seconde'par une autre caufe qui augmente l’effort de ces deux premieres. Orcette augmentation , que j’appelle Refonnance , peut avoir deux cau-fes j la premiere est la reflexion, par laquelle plusieurs impulsions dif-ferentes fönt aflemblees de teile forte qu’elles contribuent ä un meme6c unique son } .& en cela cette augmentation de bruit ne differe de"l’-echo, qu’en ce que la reflexion qui est coupee dans l’echo est con-jpinte.ßc continue dans l’augmentatibn du bruit. La seconde caufe

Cc 3 est.