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Tome premier.
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r,2 DU BRÜIT

grande quantite de mouvemens pareils , capables par cette raifon deie fortifier les uns les autres , Lc de s’unir pour concourir plus puis-samment ä la production d’un meme effet. Et c’est le manque decette uniformste de figure, qui fast qu’une corde est fauste.

&lestons, Or la rencontre des battemens, laquelle produit les. consonnanees •qm scnt j ans deux organes , tels que fönt deux cordes ,.deux clocbes , deux.de plu- flutes , deux voix , fait auffi le meme effet dans chaque organe, par-iieuvs VI- ce qu’il fe fait des battemens. differens dans leurs, disterentes parties,,brations, lefquels s’astemblent pour former le ton, qui est different felon la dif-oue^e™ 6 f erente composition ; le ton grave etant compose d’un plus grand nom-conson- bre de battemens differens faiiant confonnance , que le ton aigu, ainstaances. que je les vai expliquer.

.Chaqueion est.composede plu-Jieurs au-tres fons *qui föntconfon-.nance, &qui ne pa-rodiern:qu’un ton,

Chapitre XI.

Comment le son eß augmente ou chänge dans les differens infiru --mens de.Mußque , & premier ement dans ceux qui fonnentpar le choc , tels que fönt les timbres & les . cordes. ..

I L est donc constant , que non feülement le concours des vibrations,pareilles, qui peuvent produire un uniffon, fert ä rendre le son plus,fort & plus agreable,. mais que celui des vibrations differentes, quand,elles produifent des consonnanees, y contribue auffi beaucoup. L’ex-perience le fait voir dans les tuyaux des orgues , defquels on met plu-,sieurs für une meme marche pour un feul ton ; car st tous ces tuyaux .fönt ä l’unisson, ils ne font pas tant de brüst que quand il y en a äl’octave, ä la double octave , ala quinte, & ä la tierce. Ainsi quand.on ecoute attentivement le son d’une cloche ou d’une trompette , qui.fönt les instrumens de Musique qui font le plus de bruit , on y remar*.que un astemblage de plusieurs tons qui font un accord , & qui de.meme que dans l’orgue ne comppfent qu’un feul ton en apparence.

Pour coneevoir de quelle maniere cela so fait, il saut fupposer ce,qui a deja ete dit, syavoir , que tout bruit est compose tant du pre-mier bruit produit par le retour des particules froiffees dans les endroirspar lefquels les corps choquez so rencontrent, que par le .retour decelles qui prefque.en meme temps font froiffees par d’autres caufes,telles que font ou la reflexion des corps voisins , ou.l’ebranlement queles parties immediatement choquees caufent enfuite aux .particules detout le corps, ainsi qu’il arrive dans la pereuffion des.corps refonnans*.en sorte que tont- bruit,, quoique simple en apparence, est en effet unfysteme & un astemblage d’une infinite de. bruits partiaux , qui encompofent un total, pü l’on ne remarque point de confusion , ä caufe

de la liaison que tous ces bruits partiaux ont enfemble 5 par la raison

qu’eu-