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Tome premier.
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2,4 DU BRUIT

la fait encore plier en cent endroits , & la fait ondoyer ; 6c qu’enfinchaque partie ondoyante , teile qu’est da partie A C , la partieFG, DE, H I, est encore pliee en mille endroits, en forte que cedernier pliement est; celui qui froisse immediatement les particules,dont le retour est la caule du bruit , quoique chaque partie , commeles parties AC, FG, HI, qui fönt un fon partial, distere l’une del’autre; de mattiere que les parties qui fönt vers le milieu , comme lapartie AC, forment tut ton plus grave que celles qui fönt vers les ex-tremster; , telles que fönt les parties DE, HI, parce que la cordeest plus tendue 6c plus roide vers le ehe valet , ce qui rend le fremisie-ment plus vif, 6c lui fait fecouer 6c plier un plus grand nombre departicules dans un petit efpace j & qu’enfin l’emotion des parties quitont confonnance, teile qu’elt celle de AC, qui fait par ekem-ple celle de FG, qui fait SoL, c’est-ä-dire , la quinte , celle de DE,qui fait Ut ä l’oclave de A C, 6c celle de HI, qui fait Sol ä l’octa-ve de FG, s’assemblcnt pour produire le fon total de la corde entierequi est fon ton.

Y°yez i] e pp tout de meine afses aife de concevoir que la meme ebose fe

^ B i ' g 1II 'fait dans une cloche, fgavoir , qu’etant frappee vers O, cette partie° ' s’approche de N, 6c que ce cercle ainsi 6c tous les autres qui compo-

fent la cloche prenent une figure ovale ; Que chaque cercle est en-core plie par un grand nombre de parties qui le fönt ondoyer j Queces parties ondoyantes fönt de grandeur differente dans les Cercles dif-ferens ; Qu’elles ont chacune un fon partial, dont l’assemblage faitune confonnance , de laquelle refulte le fon total, qui est le ton de lacloche ; Que le cercle N O fonnant Ut , ce fon fe joint au fon ducercle ST, qui sonne la quinte du cercle NO , 6c au fon des Cer-cles VX, 6c PQ, qui fonnent les octaves des Cercles NO, 6c ST.

Cet assemblage de tons differens, , qui n’en compofent qu’un , faitfon effet principalement dans les tons graves , 6c on ne les apperqoitpas si bien dans les tons aigus. Cela fe remarque fort fensiblementdans les orgues , oii les differentes compositions , qui fönt ce qu’onappelle le plein jeu, le nazard, le cornet, ont toutes le meme fon dansles Matches d’en-haut; en forte qifil est difficile de distinguer le cor-net du plein jeu , ce qui n’est pas dans les marches du milieu , 6c danscelles d’en-bas, oü le jeu de cornet fait tont un autre effet que celuide nazard ou de plein jeu. La raifon de cela est , que les tuyaux desmarches d’en-haut etant des Organes fort courts , leurs parties on-doyantes , qui fönt neeeflairement en un tres grand nombre , ne peu-vent pas etre asses differentes les unes des autres pour produire desfons differens , dont un feul ton lost compofe , comme dans les Orga-nes qui fönt plus longs, oü la grandeur de fefpace donne lieu ä desondoyemens afses grands pour faire que la difference en pulste etresensible. C’est ainsi qu’un filet de foye compofe seulement des silets