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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. Cha5. XI. xi?

imperceptlbles, que le ver a filez , paroit un filet simple , & qifaucontraire l’on void distinctement dans un cordon de foye les filets dontil est compofe.

J’ai autrefois fait par hazard une experience , qui a beaucoup serviä me faire remarquer cette distinction des differens fons partiaux , quientrent dans la composition du ton d’une cloche. Je me rencontraien un endroit ou une cloche fonnoit la quinte en haut du ton qffelleavoit dans les autres lieux. Cela fe faifoit apparemment par la dispo-sition fortuite du lieu & du ternps, laquelle etoit accommodee avecune teile justesse pour reflechir ce ton avec fore e , & si peu propre areflechir les autres, qu’il prevaloit abfolument & determinoit faccord& le fon total au ton de cette quinte : car pour ce qui est du pouvoirque la difposition du lieu & du ternps a pour augmenter la force decertains tons, il n’y a je crois perfonne qui n’en ait fait 1'experience,

& qui n’ait quelquefois remarque qu’en certains lieux. en pariant ou enchantant il y a un ton , qui est sans comparaifon plus fort que les au-tres, Lc qui frappe 1'oreille avec etonnement toutes les fois que la voixy passe.

Outre cette composition de plusieurs tons, qui dans une merae cor-que desde concourent ä en produire un feul, il s’en rencontre encore une au- parties detre, quand la corde est tendue fur la table de Finstrument : car alcrs la cordele fon de la table fe joint auffi au fon de la corde ; parce que la corde j^dela"communique fon mouvement a la table , & 1’ebranle de forte que les table d«parties & les particules de la table font sceouees & froissees de la rne- 1 ’ 1 '«^ 1 ' 1 *-me maniere que les parties & les particules de la corde le font. Cela ment,;fe fait par le moyen des chevalets , qui erant ebranlez par la cordequ’ils foutiennent ,. ebranlent auffi la table fur laquelle iis font poscz;ä quoi il faut ajouter la mobilite qu’il est necesiaire de fupposer dans:la table , & Ia conformite que fa fubstance doit avoir avec celle de lacorde ; car la table d’un Instrument doit etre d’un bois qui ait des fi-bres droites & egales comme les cordes. En effet on observe , quede merae qu’une corde ne sonne pas bien , si eile n’est parfaitemencegale, la table ne refonne pas auffi, quand eile n’est pas par-toiy: d’uneepaisleur uniforme Lc proportionnee ä la longueur des cordes, qui luirepondent quand Finstrument a des cordes de longueurs disserentes,,comme le claveffin. C’est pourquoi les Ouvriers ont de coutume defaire passer les tables qu’ils font pour les luts entre deux barres de ferexactement paralleles, pour etre assdrez qu’elles font egales par-tout $...

Lc pour les claveffins , ils prenent garde de les rendre plus minces audroit des petites cordes.

La table ayant donc les meines mou vemens que la corde,, fqavoir,,

Un' mouvement gcneral de tonte la table, & des mouvemens particu-liers de toutes fes .parties , qui font inegaux , etant plus grands & plus-.

Eches dans les parties du milieu, & plus getits &. plus vifs vers les-.

ex tre-