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Tome premier.
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DU BRUIT

que convulsion ou quelque autre manquement des tnufcles, qui fa.it■ que quoique les parties de la glotte 8c les particules soient agitees fuf-fifamment par l’i.mpulsion de l’air sortant de la poitrine pour produirele son de la voix , elles ne le fönt pas neanrnoins saute de cen ajuste-ment,qui consiste dans un certain rapport que toutes les parties emüesdoivent avoir les unes aux autres, 8c qui peut faire que leurs tnouve-mens s’aident mutuellement pour fe fortifier par la reflemblance qu’ilsont enfcmble , 8c qui les fält unir 8c concourir ä la production d’unKieme esset. Ainsi quand on fouffle dans une clef, dans un chiflet deChaudronnicr, ou dans une flute d’Allemand, on ne fält point fonnerces instrumens , si l’air pousie par la bouche ne frappe les bords de1’ouverture du tuyau d’une teile maniere , qu’un nombre süffisant desparticules emües d’un pareil mouvement dans la cavite du tuyau nes’uniflent ä caufe de leur reflemblance, pour faire un eifert capable defrapper 1'ereil le.

C’est par cette raifon que dans les forets le bruit de l’echo s’aug-mente beaucoup lorfque les arbres ont toutes leurs feuilles, 8c que leretentiflement qui s’y siiit au commencement de l’ete celle en hiverquand les feuilles fönt tombees : car cela arrive par la raifon, que dansle nombre infini des feuilles, qui ont des situations differentes , il s’entrouve toüjours une quantite süffisante disposees de la maniere necef-faire pour recevoir beaucoup d’impulsion de l’air qui fait- le bruit, 8cpour la renvoyer a l’oreille d’une meine maniere.

Ce qui fait Pour ee qui regarde le ton de la voix , il est bas 8c grave quand k

jesdHfe glotte fait une sente bien longue: car alors la longueur de l’une 8c dedelavoA ^ autre tncmbrane qui composent la glotte rendant chaque membrane'lache Sc peu tendue , leurs ondoy emens fönt rares 8c lents , d’oü ils’ensuitque les parties emües ne froiflent les particules que loin ä loin,ce qui fait le ton grave > le ton aigu fe fait par des caufes oppöfces.

Que ce qui L’augmentation du bruit est fort remarquable dans la trompettefiutl’auy- p ar ] ante _ Sa structure n’est pas beaucoup differente de celle des trom-dtfbruit 011 P ettes ordinaires ; mais l’instrument elt beaucoup plus grand , ayantdans la jufqu’ a quinze pieds de long , 8c etant gros a Proportion : mais sontrornpette embouchure elf autrement faite , etant fort large 8c formee de teilepariante p orte q Ue ] es l eV res entieres peuvent etre enfermees dans la trornpette,8c y avoir la liberte de leur mouvement pour y former les paroles.La maniere dont eile augmcnte la voix quand on parle dedans n’estpoint differente de celle par laquelle le palais augmente le premierbruit de la glotte ,, qui est la mobilite des particules qui fönt en la für-face de fa cavite , contre laquelle l’air agite par le retour des particu*les de la glotte froiflee 8c contrainte est pousie par l’eifort de l’haleinedu poumon.

l.’ägitation Quoique l’agitation ordinaire de l’air (ainsi qu’il a ete dit) n’aits£d£ C sair'P as fouvoir d’empecher celle qui est particuliere au bruit quand