SECONDE PARTIE. Chap. XII.
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de l’air pour faire un grand bruit vienne du grand nombre des parti-cules emües, & de la grande promptitude de leur mouvernent, com-me cerre promptitude est toüjours egale dans tonte forte de bruit,
(ainsi qu’il a ete explique) il est aife de concevoir, qu’un bruit qui estpetit ä caufe du peu de particules , que la collision de deux corps quile frappent en peu d’endroits a emües , peut s’accroitre par une iecon-de emotion, que souffrent un grand nombre d’autres particules agi-tees par la reflexion du premier bruit. La raison.de cela est , que leretour des particules froissees dans le premier bruit ayant une prompti-tude extreme , elles remuent 1’air avec une promptitude pareille , ouqui n’est guere moindre. Or cet air ainsi potisse ayant le pouvoir depousser les corps voisins avec une egale force, il s’ensuit que 1’elar-gissement du paviilon lui donnant Bc lui presentant un plus grandnombre de particules pour etre frappees , un plus grand bruit en doitetre produit. ,
On ne peut pas dire que si cela etoit il n’y auroit qu’ä faire d’abord Pourquoila trompette fort large , afin que l’impulsion , qui fai-t le premierbruit, le fit grand par l’emotion d’un grand nombre de particules: trompettecar il saut concevoir , que cette impulsion qui fair le premier bruit ne doitconsiste (ainsi qu’il a ete dit) en deux choses. La premiere eil l’agi-j- tr ® c k ietation de l’air caufee par le retour des particules emües dans Porgane 1111 a avde la voix. La soconde est l’agitation de l’air caufee par l’haleinepoussee dans la trompette. Or la premiere agitation etant caufee parle retour des particules emües dans l’organe de la voix, eile a ä la ve-rite cette promptitude, dont la force est extreme , mais les particulesemües fönt en petit nombre; au contraire la feconde agitation caufeepar l’impulsion de l’haleine est Pemotion d’une grande quantite d’air,qui a bien le pouvoir d’emouvoir les particules de la trompette, demeine qu’elle a emü celles de Porgane de la voix , mais eile ne lepeut qu’ä une tres petite distance : ainsi il feroit inutile d’elargir latrompette proche de l’embouchure , & au contraire il eil necellairequ’elle soit etroite en cet endroit , pour avoir des particules afses pto-dtes de la bouche pour pouvoir etre emües & froissees par l’effort del’haleine : car il arrive que l’impulsion de ces particules froissees auhaut de k trompette so joignant ä l’impulsion de celles qui ont etcfroissees dans Porgane de la voix , elles vont frapper plus bas avec laforce qui leur est naturelle une grande furface , oü elles fönt capables-d’emouvoir un grand nombre de particules ; mais ce qui ai<M beau-coup ä produire cet esset est l’impulsion externe.
Dans les trompettes de guerre & dans les autres trompettes de cc CliicPst-»-genre , testes que fönt les cors de chasie & les iaqüeboutes , le bruit ™ e 1 nrnl . ,c stest augmente ä-peu-pres de la meme mamere que dans les trompettes^pariantes, mais c'est avec une force läns comparaison plus grande; carpmflam,le premier bruit qui reeoit augmentadon dans les trompettes de guer
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