rr6 DU BRUIT
Ost a vü il y a quelque temps ä Paris im komme allant par les rueschantant & imitant par la seule compreffion des levres si parfaitementbien tous les tons d’une trompette , qu’il n’y manquoit que la forcedu son, qui dopend des reflexions saites dans la cavite de la trom-pette.
Que la Pour ce qui est du changement de ton produit par la seule augmen-seuleaug- tation du vent, cet esset est fort visible dans les flageolets, les flutesTuTe*nt° n d’Allemand, les cornets a bouquin, & les serpens, qui prenent l’octa-faitchan- ve par la seule augmentation dp souffle. J’ai une flute, dont les Sau-ger le ton, vages de la Gadaloupe jouent, avec laquelle fans trous on fält tousles tons de la trompette , par la scule augmentation du vent j en forteque le vent etant pousse fort foiblement, eile fait un ton grave quipasse ä l’octave pour peu qu’on pousse plus fort, & quand on aug-mente le souffle peu-ä-peu , on va ä la quinte au dessus , & puis ä laquarte, & apres ä la tierce majeurej apres quoi si l’on augmente en-core le vent, on la fait monter de ton en ton comme un clairon.quoique II n’est pas difficile d’etre persuade, que dans la trompette de guer-«He'nesuf- re 1? concours de ces deux causes du ton elt neceflaire , si l’on consi-£fe pas, dere que dans la trompette pariante on peut faire tous les tons, tautsi-avoir, les graves que les aigus , avec si peu d’impulsion d’haleine que l’onfoixeVe veuc ’ ^ c l ue ce ^ a ^ ainsi , parce que cette trompette ne contri-J’impul- bue flu’a 1 augmentation du fon , & non pas au changement du ton,sion doit Mais il n’en est pas ainsi de la trompette de guerre , ou il n’est pasetre join- poffible de former certains tons qu’avec une cejtaine force ; en forte® e a la f que lorfqu’on veut qssune trompette sonne doucement, on est con-fion des traint de lui ajouter une fourdine , qui est un tampon , avec lequel onlevres. bouche a- demi le commencement du pavillon; car la fourdine fair,que quoique les particules & meme les parties du haut de la trompetteayent ete ebranlees avec la force neceflaire ä la productrion de tous lestons, l’air agite au dedans xrvec cette force ne peut pas faire cette agi-Q_uel’'aug- tation au dehors avec la meme force. Or pour concevoir par quelledusouffle* 1 ra tf° u l’augmentation du souffle rend le ton plus aigu , iln’yaqu’adans la fe fouvenir,que l’emotion des parties qui cause un ondoyement prompttrompette & serre, par lequel un grand nombre de particules fönt ebranlees en^roduk se Un P et * c e ^P ace j foit l e ton aigu: car il est evident que la forte impul-chan<re- & 6on de l’air est capable de produire cet effet: .& cela seit qu’on estmensde oblige de fupposer que dans le fon des trompettes il se .seit une emo-ton par tion des parties bien plus fortement que dans les flutes , & que dansment des" cet Instrument l’air pousse foudainemenc par Phaleine les peut ebraii-paftiesde ser , & leur causer un ondoyement considerable & plus fort, ä pro-la furfacc portion que cette impulsion est rendue plus forte , & ainsi faire*chan-ihterne. ger se ton.
Mais dira-t-on , si cela etoit ainsi , il arriveroit que lorfqu’une clo-chc ou une corde feroient frappees plus ou moins fortement, dies
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