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Tome premier.
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SE CONDE P ARTIE. C-hajp. XII. 229

im ton plus grave ; parce qu’elles empechent que 1’air, qui dans les aux fiiitesflutes bouchees est contraint de ressortir tout par la bouche, ne le fas- ^ es or-se avec tant de liberte : mais ces oreilles, qui servent aufli a accorder » ueS1,les flutes debouchees, & qui leur fönt avoir un ton plus grave , pluselles font ferrees contre la bouche de la flute , donnent a connoitre,que 1’air agite dans ces sortes de flutes pour faire du bruit n’en fort •pas seulement par fouverture du bout d’en-bas & par les trous , maisqu’il en fort aufli une partie par la bouche de la flute ; & que genera-lement tout ce qui empeche 1’air de sortir avec liberte rendant sa For-ce moindre, parce qu’ eile consiste dans la promptitude de fon mou-vement, rend le ton plus bas & plus grave.

Aux flutes qui ont des trous, ceux du desitis de la flute Font difpo- 3- Lessez par des espaces capables de faste le changement de l’intervalle cha-“’® 1 ” ^ .cun d’un ton ; ceux qui fönt deflous fönt des demi-tonP, etant situez aux°autres -entre deux des trous de deflus. Mais il y a une autre maniere deflmes.changer les tons, &- de faire des demi-tons , des quarts de tons,-&d’autrcs intervalles aufli petits que l’on veut, par la differente positiondes doigrs, qui bouchant un ou plusieurs trous au-deflous de celui quiest debouche, rendcnt le ton un peu plus grave.

II fe fait encore une autre chose pour donner un ton plus bas aux 4 . L’etre-flutes fans les allonger , & Fans aggrandir les espaces d’entre les trous; ciflemeirton fait que la cavite de leur tuyau va toüjours en s’etreciflant vers le j“j CO g ^ lt .”bas, cet etreciflement etant capable d’empecher fair de sortir avecliberte. Tant cette liberte de s’ecbaper, que l’on- ote ou que fondonne a fair, ne rnanque jamais a changer le ton , en changeant lasorce qu’il a cfebranler les particules , & meme quelquefois les partiessituees en la furface interne des instrumens ä vent.

L’augmentation du souffle a aufli quelquefois le pouvoir de changer 5 .lW-le ton en faisant prendre l’octave en.en-haut: ce qui se fait apparem- mentaUon -ment par febranlement des parties du dedans de la flute : car quoi-qu’ il ait ete dit que dans le fon des flutes les feules particules du de- .

dans de finstrument fönt froiflees fans que leur emotion seit causec l’octave.- -par l’ondoyement des parties , ainsi qu’ eile fest dans le fon des autresinstrumens, il saut entendre feulcment qpe cet ondoyement des par-ties n’est pas abfolument necefiaire pour le fon de la flute , & quequand le souffle est fort doux, la flute sonne fans que les parties foientpresque emües; mais il n’y a rien qui empeche de croire que le fou-f- •ne violent , qui fait prendre 1’ octave ä un flageolet, & qui fait for-mer tous les tons ä la flute de la Gadaloupe , ne puifle donner assesde Force ä fair emü par le retour des particules froiflees dans la languet -te, pour emouvoir puiflämment les parties de la furface interne, &caufer des ondoyemens capables de produire un ton plus aigu , parf emotion d’un nombre de particules qui foit double de celui des par-ticules qui etoient emües dans la meine cavite, lorsque le souffle me=-

F-f 3 . diocree