rzo DU BRUIT
diocre ne causoit presque aucun ondoyement dans les parties.
Cette emotion des parties est a la verite extraordinaire', parce quele fon des flates ne se fait ordinairement que par le moyen de la refle-xionj & dans la reflexion du bruit (ainsi qu’il a ete dit) il n’y a gue-re que les particules qui soient emües. Mais nous avons des expe-* riences qui empechent de douter que 1’agitation particuliere que 1’airsouffre dans le bruit, qüoique causee principalement par le mouvementdes' particules, ne soit capable non seulement d’agiter d’autres parti-cules dans la surface des corps voisins , fur lesquels la reflexion se fait,mais raeme d’y emouvoir quelques unes des parties. Cet elfet est sen-sible dans le mouvement d’une corde , qui fremit visiblement, lors-que datis un autre Instrument on en sonne une ä laquelle eile est par-faitement ac^>rdee a funisson. Nous fentons auffi asses fouvent (ain-si qu’il a deja ete dit) un fremissement dans notre estomac, que nousconnoissons etre caufe par un certain fon d’une balle de violon , ou dequelque autre Instrument dont le fon est fort vigoureux ; ce qui nefe peut faire que par 1’ebranlement des parties , celui des particulesetant un mouvement fait dans un trop petit efpace potu* pouvoir etreappercü par un autre lens que par celui de foule.
6 , L’espe- 11 n’est pas encore difficile de concevoir , comment faugmentationced’im- de fimpulsion externe faite par le souffle peut donner de la sorce äpulsion 1’agitation particuliere de fair causee par le retour des particules , siappelli/ on la compare ä 1’activite , que le vent donne au seu par le pouvoirexterne, qu’ il a d’augmenter le mouvement , par lequel les particules enflam-nrees s’insinuent entre les particules inflammables, quoique ce mou-vement des particules enflammees, de meme que le mouve/nent de1’air agite de la maniere particuliere qu’il a pour produire le bruit,seit d’une autre efpece que le mouvement qui fe rencontre dans levent.
Le changement* de ton dans les hautbois 6c dans les autres instru-mens a andres fe fait autrement que dans les flutes, en ce que la ca-vite du tuyau est beaucoup plus etroite, Sc que 1’on est oblige de fer-mer beaucoup plus de trous au-dessous de celui qu’on laifle ouvert.La raison de cela est , que; le premier bruit du hautbois, qui fe faitpar 1’ebranlement & 1’ondoyement des deux corps solides qui fontles deux parties de fanclie, etant beaucoup plus fort que le pre-* nrier bruit des flutes qui fe fait par fair qui bat contre le tranchantde la languette fans la remuer , demande une plus grande contrain-te & un obstacle plus puissant au vent, pour empecher qu’une gran-de quantite de particules etant froissees dans chaque partie de la cavitede 1’instrument, le ton ne demeure toüjours aigu. Cela est si vrai,que les efpeces d’anche, oü 1’ebranlement des deux parties de 1’anche'est si fort, qu’elles battent 1’une contre fautre , telles que font lesandres des regales, ne font point propres a rnettre aux hautbois: ton-te