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Tome premier.
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TROISIEME PARTIE. Chap. II. 251

sufceptibles des differentes impreffions que les objets des sons differenspeuvent causer.

II s’agic donc d’examiner, quelles parties ont ete mises dans 1’oreille,que 1’on puisse estimer etre 1’organe immediat de 1’ouie, 6t quelles sontcelles qui sont necessaires a cet organe immediat pour lui aider dans1’exercice de sa fonction. Avant que de parier de cet organe imme-diat , il est ä propos d’expliquer quelles sont les parties qui 1’aident &qui servent a perfectionner sa fonction.

Les parties accordees a chaque organe pour perfectionner leur son- qui sontction sont generalement deux offices. Le premier est de couvrir les deux °ffi-nerfs & les desendre des injures externes : la delicatesse , qui est ne-£^’ ^ uicessaire a chaque nerf pour etre capable des moindres impreffions, nepouvant lui ctre conservee , s’il etoit expofe tout nud a 1’air , qui le de desen-deffechei'oit & 1’endurciroit, ou le blesseroit infailliblement. Le scconddrele nerfoffice est de couvrir chaque nerf de teile sorte , que la propre action 5 °. ntre lesde son objet , qui consiste dans un mouvement particulier, soit seulecapable de 1'alterer, & que les actions de tous les autres objets ne le nes ’puissent Wucher. Ainsi le mouvement particulier, que 1’air regoit des Scfiiireobjets lumineux ou illuminez , est feul capable de Wucher la retine; qu',1 soitparce que les tuniqucs & les humeurs qui la couvrent etant transpa-rentes, dies n’ont rien qui les empeche d’etre emües par le mouve- pobjct"ment de la lumiere , ct: 1’epaifleur de ces tegumens, qui va quelque-fois jufqu’ä deux pouces , ne permet pas que les autres mouvemens,que la chaleur, la durete , 1’acrimonie , & les autres qualitez sensiblespeuvent causer dans les autres organes, parviennent jusqif a cette mem-brano. Ainsi le nerf de la langue est couvert d’une chair 2c d’une •Membrane , qui par leur opacite le defendant du mouvement de la lu-miere laissent passer les parties salines , qui produisent le gout : & cesmemes parties salines sont empechees par les autres membranes & lesautres chairs du reste du corps d’aller jufqu’aux nerfs qui sont dansl’organe du toucher : parce que ces membranes & cette chair n’ontpoint 1’humeur falivale , qui seule est capable de diffoudre les partiessalines des corps qui ont quelque gout. Ensin par une pareille raisonces memes chairs 8c ces memes membranes n’ayant point la rareteaerienne des membranes du nez , dont les nerfs olfactoires sont recou-verts, elles ne sont point penetrables aux vapeurs qui frappent 1’odo-rat.

II faut donc fuppofer, que dans chaque organe total il y a des par-Q«e celaties qui ont rapport tant aux divers objets qu’ä chaque organe imme- j® ^ ei ^ ardiat, par une ressemblance 8c une convenance que ces parties ont avec biance^uel’objet & l’organe immediat : car les humeurs de 1’eeuil qui convien- ces partiesnent avec la lumiere , parce qu’ elles sont transparentes , aident auffi ° nt , avecpar leur fluidite a conserver la mollesse de la retine qu’elles touchent:de meme auffi les membranes rares & soongieufes du nez ont rapport nerf,

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