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& la ma-tiere quive$oitI’impref-ilon.
de la meine maniere que la premierc a ete srappee par la particule ducorps solide : Et qu’ enfin l’instrument qui fait impreffion est l’air agi-te j 6c que la puissance est la pesanteur de la partie subtile de l’air, quietant cause du resiort des particules est cause de la percuffion , par la-quelle dies agitent l’air par leur retour soudain. 11 reste ä faire voirquelle est la tnatiere de cette impreffion , c’est-ä-dire, quel est l’orga-ne de 1’ou‘ie.
Quand i’appelle 1’organe de l’ouie la tnatiere dans laquelle se faitrimpreffion de la forme du fön , je I’appelle ainsi par rappovt a l’objet,qui est comme la principale cause efficiente de cette impreffion. Lot-te tnatiere consiste en deux genres de parties , dont les unes fönt Iesnerfs dilatez 6c melez avec une substance propre & particuliere ä l’or-Que cette gane de chaque sens, laquelle avec le nerf compofe l’organe immediatdatiere _ du sens: Jes autres fönt cellcs qui fönt abfolument necesiäires a la fon-totues'ks ^ JOsl de l’organe immediat : car ce qui fait l’esience des Organes, 6cparties de qui les distingue les uns des autres, n’est pas sculement la partie quirorgane, regoit l’imprcffion , fgavoir , le nerf dilate : les autres parties , quidifpofent 6c ajustent, s’il saut ainsi dire , les images de l’objet, Lc lesrendent capables de faire l’impreffion , fönt auffi d’une tres grande im-portance : car les nerfs envoyez ä chaque organe etant d’une memesubstance , 6c ayant tous preique une meme delicatesse , qui les rendcapables de recevoir les tnoindres impreffions , l’alteration qu’ ils fouf-frent par l’action des objets n’est differente 6c n’est principalementfpecifiee que par les autres parties qui compofent les differens Organesde chaque sens; ainsi dans l’organe de la vüe la retine est l’organe im-mediat , & les autres tuniques de l’oeuil avec les humeurs fönt les au-parties necessaires ä la fonction de la vüe; dans l’organe de l’odo-rat les membranes du nez fönt l’organe immediat, 6c les parties quifomentent ces membranes par une haleine douce 6c temperee fönt cel-les qui aident a la fonction de l’odorat ; dans l’organe du gout les tu-niques de la langue fönt l’organe immediat, 6c les parties qui fournisi-sent la salive fönt celles qui aident a la fonction du gout; 6c enfin dansl’organe du toucher la peau & les autres membranes repandues par tontle corps fönt l’organe immediat, 6c l’epiderme est la partie necessairea la perfection de la fonction de ce sens : en forte que si le nerf de lalangue , au-lieu d’etre couvert de la chair 6c de la peau particuliereA cet organe , etoit couvert des tuniques 6c des humeurs de l’oeuil,ce nerf ferviroit auffi-bien ä la vüe que le nerf optique , 6c le nerfoptique feroit connoitre les differentes faveurs, s’il etoit infere dans lachair 6c dans la peau de la langue ; puifque generalement tous les nerfsdes sens n’etant differens les uns des autres que par la mollesse oumoindre ou plus grande qu’ ils ont, ä proportion qu’ ils s’eloignentplus ou moins du cerveau, ou qu’ils fönt plus gros ou plus deliez,cette diversite de consistance n’est point apparemment ce qui les rcnd
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