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Tome premier.
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264 DU BRUIT

ment se fait , il est impoffible qu’ il ne passe d’une partie ä Pautre , &cn un meme instant de la premiere ä la derniere dans la plus grandedistance que Pon se puisse imaginer , ces parties erant comme diesfönt incapables de compreffion.

l'impres- De la meine maniere la partie grössere de l’air a une pesanteur con-sion des nui fait que fes parties fönt auffi ferrees les unes contre les

brait se autres cC contre tous les autres corps voilins; en lorte qu etant agt-fait par la tee par le retour des particules froissees dans le choc des corps , eilepartie est poussee avec asses de force pour faire que cette agitation fe cora-le°l’ak'de rnun ^ ue ^ ort l°' n ^ a 8' te meme tous les autres corps qu' eile renccn-dehors au tre. La feule disserence qu’ il y a entre cette agitation du milieu detraversdespouie & de celui de la vüe est , que la partie grössere de l’air etantcavutezde capable de compreffion , l’agitation ne fe communique pas st loin niqui^ou/ ^ promptement; mais l’impreffion du mouvement dans Porgane neremplies fe fait point autrement : car la grande membrane du tambour, quid’air grof-fält le meme office que la cornee de l’oeuil, etant emüe par l’air deier ’ dehors en fa furface externe , laiste passer outre cette emotion, ä cau-fe qu’etant tendue & compofee de parties homogenes, toutes fes par-ticules s’emeuvent aifement les unes les autres : ces particules emeu-vent auffi avec la meine facili te l’air enfenne dans la quaisse du tam-bour , qui fait en quelque fagon Poffice des humeurs de l’ceuil: &Pemocion de la grande membrane fe communique encore facilementä la feconde a caufe de l’air enfenne entre-deux : & eile erneut auffide la meme maniere l’air immobile enfenne dans la cavite du labyrin-the : enfin cette derniere emotion adoucie comme eile est par l’inter-position des membranes, & rendue vive & piquante autant qu’ il estNecessaire par leur tension , erneut la membrane spirale , qui est Por-gane immediat de l’ouie , dont la delicatefle est fuffilamment confer-vee & defendue des injures de l’air , quoiqu’elle foit touchee im-mediatement par l’air : mais l’air qui la touche immediatement estexempt des qualitez nuistbles qui fe pourroient rencontrer dans l’airde dehors, etant enfenne fort exactement, & fomente par la chaleurde l’haleine des poumons.

Chapitre III.

Comment V animal connoit Vimpreßon que les objets föntfür Vorgarn de l'ou'ie.

T Out ce qui a ete dit jufqu’ä present n’a ete dit que pour expliquerde quelle maniere le mouvement, qui arrive aux objets quand ilsdeviennent sensibles , peut penetrer les Organes, & passer au traversdes parties , dont Porgane immediat de chaque fens a du etre couvert,

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