TROISlßME PARTIE. Chap. III. 267
C’est pourquoi je trbuve qu’ on peut douter que ce päsläge des ima- Que Pa-ges dans le fönd du cerveau , qui me semble si difficile ä comprendre, me >q“‘soit necestäire j 8c c’est lä le fondement du Systeme nouveau que je est uni . e *propose des sens interieurs, dont je suppose que les fonctions se fontpa“^independamment des Organes corporeis , qui ne fönt que pour.les fens corps, e stexterieurs. La raifon de cette hypothese est , que Tarne, qui est unie affecte 'fä toutes les parties du corps anime , n’a que faire d’aller contemplerces images dans le cerveau, puifqu’elle les peut contempler dans cha-d es objetsque organe , oü elles fönt imprimees pendant la sensation auffi parsai- dans lestement qu’ elles le peuvent etre , 8c qu’ eile ne doit point aller eher- ° l 'g anes »eher dans le cerveau ni dans aueune autre partic du corps des instru- ^mens pour juger des objets , ni pour toutes les autres actions ,des fens cerveau,Interieurs, qu’ on peut croire avec beaucoup de raifon n’ecte pointcorporelles j l’office du cerveau felon mon hypothese n’etant autre a iequeln'aTegard des fens , que de preparer les efprits necessaires ä la difposition |,° ?nt ;que chaque organe des fens exterieurs doit avoir pour erre facilement office 8Lmu pav les objets; en forte que quand par le defaut du cerveau ouque depar celui des nerfs, qui du cerveau vont repandre les efprits dans les preparerOrganes , il arrive que les lens exterieurs ne fönt pas leurs fonctions,ce n’est pas a caufe que Timpreffion des images , ou Tebranlement res^aux'des fibres cesse d’etre fait dans le cerveau , ou que le retour des efprits Organesvers le cerveau soit empeche : mais c’est que les efprits, dont les or- P our ^ treganes des fens exterieurs ont befoin, 8c qui viennent du cerveau, leurmanquent : 8c meme Ton peut croire , que fuppofe qu’ un organe eüt m ent.la delicatesse necessaire ä la sensation independamment du cerveau,cette action ne laisseroit pas de se faire; parce qu’ il snffit pour la fen-sation que Tarne soit tinie ä Torgane, dans lequel la sensation se fast,
8c oü eile connoit Talteration que Torgane reqoit des objets.
Ainsi quand on lie 8c que Ton ferre asses fort une partic pour fairequ’elle devienne tellement engourdie qu’elle perde le fentirnent , ced’est pas que cette ligature empeche que Temotion faite er. la partiefe cotnmuniqüe au cerveau ; mais c’est feuiement que Tinfluence ducerveau , laquei le est necessaire a la partie pour etre capable de fen-tir , est empechee : car quöique Tempechement que la ligature peut•caufer semble etre egal 8c commun , tant ä la commubication que Tone'ntend se faire de la partie avec le cerveau , qu’a celle que je crois fcfaire feuiement du cerveau a la partie j il est certain que la manieredont cet esset fe produit, qui est que la : privation du fentirnent n’arri-ve point dans Tinstant que la ligature est faite , 8c qu’elle augmenteinfensiblemerit en fuite de la ligature , donne ä ccnnoitre que la ligatu-re ne caufe point i’insensibilite de la partie , en otant fa communica-tion avec le cerveau ; parce que s’il y a quelque communication de kpartie au cerveau pour k sensation , eile doit etre necessairement con-tinuelle j 8c Tasiimäl fe doit appereevoir de fa privation dans Tinstant
L1 2 , qu’ el-