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Tome premier.
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DU BRUIT

Que lepalTagedes ima

qu’elle fe fait: ce qui n’est pas de meme dans k communication queje suppose du cerveau avec Ia partie , qui peut etre interrompue quel-que temps sans que 1’esset de cette communication cesse dans Ia partis,par Ia raison que 1’effet de cette communication n’etant que Ia dispo-lition a etre sensible , qui est donnee par le cerveau a Ia partie , cettedisposition peut y etre entretenue queique temps, & ne doit pas etredetruite en un moment, comme Ia sensation le devroit etre , si eile sefaisoit par Ia communication que Ia partie a avec le cerveau.

Je sqai bien , que ce qui oblige les Philosophes de supposer ce pas-sage des images dans le fond du cerveau , est le besoin qu’ iis ont cruges dans si ue memoire avoit d’un magazin , dans lequel les images siissentle cerveau long temps conscrvees , & que pour cela on a estime qu' il devoit yn’est pointavoir un lieu oii elles fussent portees : mais comme on peut douter fi^ouHa' 16 memo ’ rc ^ es autres fens Interieurs fönt des puissances de merae na-Inenioire, ture si l,e Ltdles qu’ on appelle materielles & corporelles, cette incerti-tude fait perdie toute Ia Force a cet argument tire de ce reservoir cor-porei d’images corporelles , qui me sernble etre une chose encore plusdifficile a comprendre que Pebranlement de la lubstance du cerveaucause par celui que les objets ont excite dans les Organes ; parce quequand cette Impression , cette gravüre , & ce tracernent de figures»que l’on suppose pour la Formation de cette image , seroit concevablea Pegard de la vüe , qui consiste en esset dans 1’imprestion que lesobjets Font fur l’organe , ou Pon peut s’imaginer qu’ iis sont capablesde laisser quelques vestiges d’une sigure parce qisessectivement iis^ ayant ont une sigure , il n’en seroit pas de meme de la sensation des objetsde choscs ^ es autres icns , qui comme tels n’ont aucune sigure qui puisse formerque la me- une image , si ce n’est par metaphore & par analogie ; comme quandmoire on dit que la parole est 1’image de la pensee , que Pecriture est 1’ima-conserve, g e la parole : car c’est de cette faqon-la sculement qffiil me sem-- qui ble qu’ on doit entendre que la memoire conserve les images des cho-scs, & non pas comme la peinturc & l’empveinte d’un cachet la con-servent. Et il n’est pas difficile de voir Pequivoque , par laquelle onprend ces deux manieres de conserver les images l’une pour 1’autre,.quoiqu’elles solent fort disterentes, l’une etant corporelle & materiel-le , « 1’autre ne Petant pas.

La raison de cette equivoque est , que la memoire se sallant par unerepresentation des choses , qui apres avoir touche & emü 1’animallorsqu’elles etoient prescntes , le touehent & Pemeuvent queiquetemps apres , quoiqu’elles ne solent plus prescntes ; il est vrai quecet esset de la memoire a queique rapport ayec celui qu’une imageest capabie de produire : mais cela ne prouve rien , sinon qu’ il fautqu’il y ait queique chose dans les animaux qui reqoive , qui garde, &Cqui leur reprelente cette emotion ; mais il est vrai auffi que cela neseauroit etre une image que metaphoriquement j. c’est- a-dire , qu’3

faut

n ontpoint desigure,

quoique lamemoirese sallepar unerepvescn-zation.