Qtie !ajnaniered'agirdessensinte-rieurs nese peut exptiquerparia mechanique.
Que
quand lesobjetslaisseroientdes tracesdans le«■erveau,dies nepour*roient passervir a IaBnyuoire.
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referve ä repondre ä ces objections dans la suite, parce que les repen-ses , que j’ai a y faire , dependent de plusieurs choses qui doivent etreauparavant etablies & expliquees.
Mais pour ce qui est de ceux qui veulent expliquer tomes les cho-ses naturelles par la Mechanique , & qui disent qu’il ne faut pöiritchercher d’autre principe pour les actions des sens Interieurs des ani-maux que celui qui remue les corps inanimez ; je ne puis croire qu’ils'le disent de bonne foi, & qu’iis soient bien contens de la manieredont iis expliquent les actions de l’imagination, du jugement, St de lamemoire , en ditant que ces actions ne fe font que par la suite neces-faire que nous connoistons des causes aux effets dans les corps ou lapefanteur,le reflbrr, la legerete, la subtilste, la figure, la situation, V elar-gisiement ou 1’etreciflement des conduits , Lc les autres dispositioriseorporelles donnent occasion a differentes operations : & que c’est pafcc moyen, que par exeraple quand nous croyons que la memoire fältfaire quelque chofe ä un animal , c’est qu’il arrive que l’ebranlementdes fibres du cerveau excite par le mouvement, que causent les objets,vient ä ouvrir les pores des nerfs, d’ou il s’ensuit un ecoulement desefprits, qui entrant dans les mufcles produifent leu-r contraction & leuf.relächement, qui caufe le mouvement des- membres, & que cela sefeit ainsi, parce que les images imprimees dans le cerveau ont le pou-voir par exemple de faire trouver le chemin pour retourner d’oü Tonest venu , parce que les traces, dont ces images fönt eompofees , for-ment comme des canaux , par lefquels les elprits s J eeoulent plus faci-lem ent dans les nerfs, qui ferverit au Mouvement des jambes de l’ani-mal : en forte que quand il s’en- ret-öurne par le chetfiin qu’il a tenuen venant, ce n’est pas qu’il fe fouvienne du chemin , mais e’est quele chemin , qu’il void une feconde fois en s’en retournant, elargit lesmeines traces, qui avoient deja ete imprimees par la premiere vüe,qu’il en avoit eue en venant , & ouvre les memes eonduits aux efpritsmoteurs des jambes, ct leur donne un pareil mouvement , qui feitque l’animal s’en retourne comme il est venu : car-si l’on examinebien la chofe , on trouvera qu' eile ne peut pas aller de cette forte;parce que les traces de l’image du chemin, qui auroient ete impri-mees dans le cerveau d’un cheval , quand il est venu , lefquelles fe-roient par exemple les images d’un chemin qui va du Couchant auLevant , & qui seroient propres , ainsi qu’ on le fuppose , pour dispo-ser les jambes du cheval ä le f üre aller du Couchant au Levant , diesne seroient pas propres pour faire remuer les jambes pour aller du Le-vant au Couchant; parce que ces lieux fe presentant autrement auxyeux du cheval qui s’ea retourne & d’une maniere opposee , sqavoir,du Levant au Couchant, seroient dans fön cerveau des traces nouvel-les, qui n’auroient aueun rapport avec les premieres, & ne pourroientproduire un effet de memoire', tel qu’est celui qui se remarque lors-