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pleres, possible de 1’empecher , il est aifc de eoncevoir que Ie befoin de 11!-ou’ il ne muer } e CO eur etant perpctuel, il nous impofe une neceffite pkrpL-paTpoffi- tuc ^ e & pressante de Ie faire , que l’habitude rend teile , quosque lab!e de re- Nature ait fait les organes de ce mouvement aussi foumis a Ia volontetcnir, que ceux des pieds oü des mains, dont il arrive aussi quelqtfefois qusquoiqu’ il n otre volonte ne dispofe pas dans certaines rencontres : car , fuppofeiontaire. P ar exemple qu’un komme ait quelque chofe de precieüx , qu’il estresolu de conserver au perii de sa vie , St qu’ il tient dans h rhain j s’ilvient a broncher inopinement lorfqu’il est aborde par des Voleurs , iilui fera smpossible de ne pas lächer ce qu’ il tient pour mettre les mainäau devant de lui, quoiqu’ il ne s’agisse que d’eviter une legere blessijj-re. Et l’on peut dire que cela arrive ainsi , parce que de inem'e qu'CQü’ily a nous avons (ainsi qu’il a deja ere dit) de deux sortes de penfees, f§a-lom/ex v °lr 5 une expresse , & une confuse , nous avons aussi une volonte ex r -pi-esTe, & presse , qui est la feule que nous connoiflbns , St une autre , qui estune con- confuse , St dont nous ne nous appercevons point, laquelle presidfcfuse> aux actions, qui font de la preraiere neceffite , qui vont directement1 a notre confervation, St dont il arrive rarement que la volonte expres-
se foit la maitresse.
Enfin comme c’est avec raifon qu’autrefois a Rome on prit poufun prodige la fermete d’un Gladiateur, qui retenoit le mouvementde fes paupieres , St s’empechoit de silier les yeux quand il vouloitlorfqu’ on lui portoit des coups au vifage : s’il arrivoit aussi quelquejour, qu’ un komme eut le pouvoir d’arreter le mouvement de fohcoeur, ou de fufpendre quand il voudroit 1’action des parties qui cau-lem la nourriture ou qui la distribuent , on auroit fujet de regardercela comme une chofe fort etrange St fort extraordinaire : mais ohanimaux. pourroit,peut-etre croire avec quelque probabilite , qu’elle n’fcst pastout-ä-fait impossible. Tout le monde avü il n’y a pas lottg tempsun komme , qui pour faire fortir ce qu’il avoit dans l’estomac en fäi-foit retrecir St resserrer les tuniques quand il vouloit, St avoit ainsirendu manifestement libre St volontaire une action qui femble ne Petrepas ordinairement dans les animaux ; puifque l’estomac a accoutumede fe retrecir pour pousser dehors la nourriture quand eile est digeree,fans que la völonte y ait äueune part; l’ame n’ayant d’attention danscette action que par la penfee confuse, fans que Ia penfee expresses’en mele; ce qui fait que nous ne nous en appercevons point. Pource qui est de la difficilste fondee fur ce que nous ne nous appercevonspoint de ces penfees non-expresses St negligees , que je fuppofe danstoutes les actions des animaux , outre ce qui a deja ete dit fur ce fu-jet, on peut ajouter que la connoislance certaine , que nous avons de^’en'sonst 1’existence de ces sortes de penfees dans quelques actions , nous petitbeaucoup cro ‘ re qu’ elles font dans toutes les autres : car il n’y a perfonnede choscs,qui ne conqoive aifement, que stans les Premiers jours de fa vie il a
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Ce qnepeut l’ha-bitudedans les