TROISIEME PARTIE. Chap. III. 277
pretniers jours de leur vie , & qu’ils ne rient en veillant que longraisoane-temps apres : car cela sait voir que leur ame pendant le sommeil etant ment -delivree de l’oceupation penible du gouvernement des sens exterieursLc des autres fonctions de la veille , vaque alors avec plus de facilite.a l’action du ris , que quand eile est occupee a toutes les autres fon-ctions de la veille, y ayant apparence que pendant le sommeil i’amedes enfans , qui n’est point autre que celle des hommes parfaits, eilcapable des pensees qu’elle a dans un äge plus avance , autant que cequi la peut detourner & i’occuper ä des pensees abfolument necessai- Qu’elles-res ä la vie le lui peut permettre ; de forte que c’est improprement devien -que l’on dit, qu’alors ils commencent ä avoir l’ufage de la raison ,cen’est qu' on emende parier de ee qui appartient aux moeurs carf u fes&il est vrai que Tarne ne fait jamais d’actions oü l’efprit , le raisonne- negligeej-,ment., la conduitc,& la sagelTe soient si merveilleuses que dans les pre-miers mois de la vie : la conduite d’une Armee & d’un Etat n’ayantIVeHes 0rien de plus difficile que celle des fonctions d’un corps vivant , dont aquierent-1-ame etudie toutes les caufes, en prenant connoifiance des propriet cz parla lotvLe des usages d’une infinite de parties differentes, dont les machines§ l, f liabl "qui y font propres sont composoes , & dont eile a bientöt appris äsescrvir avec une adresse & une facilite , que l’exercice & l’habitude luifont aquerir.
Orlaforce, qui est dans l’habitude pour augmenter la .facilite deQ ueIjeonduire toutes les actions , ne va pas feulement ä les faire exercer' ^
parfaitement fans qu' il seit neceffaire d’y appliquer une pensoe expres- p 0llvo irso, mais eile va meme julqu’ a les faire exercer contre la-penfee ex-de fairepresse & contre la volonte. La conduite du mouvement du coeur, exercerlesen la maniere que je la comprens, est , ce mc scmble , une pi-euve^?^ 1 ^"de cette puistance de l’habitude : car bien-que ce mouvement so fasse ture ii es . •par les mufcles qui font les Organes d’une action volontaire , *la longuesans lahabstude que l’animal a d'exercer ce mouvement , qui est la premieve P en ^5 e es "& la plus ancienne fonction oe la vie , jointe ä la grande utihte quel’ame a juge dds le commenccment etre attachee ä ce mouvement, lui volonte.-a fast prendre , s’il saut ainsi dire , une resolutiori de ne. la jamais ia-terrompre.
Cette neceffite indispensable par. la soule institution dans une actions, Que lequi de so nature est abfolument libre, paroit ada verite difficile a com-prendre , mais eile n’est pas fansexemple ; & nous connoissons-qu’ il cocury a d’autres actionsqui comme celle du mouvement. du coeur sont volontaire-tellemcnt necessaires , qu’ il n’est pas en notre pouvom de les arteten, cst fa nacu-quoiqu’elles fe fassent par des. Organes abfolument ioumis a notre vo re ;
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lonte. Le mouvement des paupieres , qui de ia .nature tlt. libre ,.. ne ,-oiflfc «c- -laisse pas de devenir quelquefois tout-ä-fast necessiire. Or comme le-ccflltire,-besoin indispensable de couvrir l’oeuil en certaines occasions rend seds “>&»«;mouvement de cette partie tellement necessaire , qu’il ne nous.est pasT®“ 1 ““
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