Xlses ontcte igno-rees desAnciens;
La Musi -que desModernesestau-des-siis de cel •le des An-ciens,.
JEntete-mtnt desadmira-ieuvs de,,TAntiqui-re.
Xa Mu!i-que desAnciensmanqueprccepres.
Elle etoitfort im-jarfaite.
leur mo-dulationquelle ?
300 DE IA MUSIQ^UE
ayent eu dessein d’ecrire de tout ce qui appartient a la Musique, com^me Aristides Quintilianus a fait , sans avoir rien dit de sa principale &de sa plus noble partie , si eile leur avoit ete connue ? & que pariantdes confonnances iis n’eussent point enseigne quelles sont les loix , quePobfervation de leurs proprietez a fait etablir , pour leurs variations,leurs relations , leur suite, & leur mdlange avec les dislbnnances, 6ctoutes les autres particularitez.de la composition ou contre-point, quielevent notre Musique au-dessus de celle des Anciens , de meine queles mixtes sont au-dessus des clemens, Le les animaux au-dessus des mix-tes : car on peut dire que la Musique des Anciens n’etoit que la ma-tiere dont la notre est composee.
Cependant les Admirateurs pasiionnez de 1’Antiquite ne se veulentpoint rendre a des preuves si evidentes, ni avouerque la Musique desAnciens consistat en si peu de chose ; quoiqu’ils n’ayent rien a repli-quer , sinon qu’il n’est pas croyable que celassoit ainsi , 8t que notreignorance seule nous empeche de penetrer les mystereS' merveilleux decet Art des Anciens. Mais outre qu’ il est clair que dans tout ce qu’ iisont laisse par ecrit, on ne trouve aucun des preceptes que nos Moder-nes, nous fournissent en grand nombre , pour ce qui regarde les reglesde la composition a plusieurs parties,qu’iis appellent le Contre-point^on peut dire qu’ il n’est pas croyable , puifqu’ il s’agit de probabilite,■ qu’ iis ayent tu ces preceptes par une autre raison que parce qu’ iisles ignoroient : carqe dis que suppose qu’il y ait beaucoup de chosesdans leurs ecrits que nous n’entendions point, il y en a auffi asses entrecelles que nous entendons, qui nous peuvent faire connoitre que leurMusique etoit beaucoup eloignee de la perfection qu’ eile a dans leContre-pointj puisque meme eile n’etoit pas encore arrivee a celle dontle simple chant est capable , a quoi neanmoins les Musiciens avoienttant travaille , ainsi qu’il se void par la quantite des volumes qu’iisont eerit fur cette matiere.
E me contenterai de rapporter quelques preuves de cette verite,entre plusieurs autres , qui pourront etre trouvees par ceux qui y re-garderont encore de plus pres que moi. 11 est evident que leur Mo-dulation ou simple chant n’avoit point la douceur qui se trouve dansla notre,faute des demi-tons,qui servent a faire les cadences avec agre-ment. Le Vitruve Ffanqois explique cela asses clairement dans les
lern- Te- Notes fur le IV. chap.du V. livre , ou il est montre que le Tetracordetracorde des Anciens n’avoit effectivement que quatre Cordes , au-lieu que le
& celuides Mo-dernesquels f
notre en a six , a cause de celles que nous avons ajoutees a chaque te-tracorde ; fcavoir , deux dans le tetracorde- hypaton , dont 1’une estentre 1 e parypate hypaton & le lichanos„hypaton -, .& 1’autr.e entre le licha-nos hypaton ,Se Yhypate mefon : dans le tetracorde mefon , une entre leparypate mefon & le lichanos mefon , 8c une autre entre le lichanos mefon :& le meß 6c ainsi de meme» dans les autres tetracordes..
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