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Tome premier.
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O E S

ANCIENS:

sicile de se desendre , & qui fait qu’il est impostible de ne se pas laif-ser prevenir d’une opinion bien avantageuse pour le reste de leur Mu*

Lique, dont nous avons un echantillon si parfait. Cela etant joint aee que les Philosophes les Historiens ont ajoute aux temoignages,que les Poetes ont donne de la Musique de leur temps, on peut direque la croyance pieufe , que les Adorateurs de 1 ’Antiquite ont, que Ce quileur Musique avoit la derniere perfection, a quelque fondement} mais nous resteä dire la verite , il est pareil aux fondemens que l’on fouille dans les ^ ] ® urruines des Palais , dont il ne reste rien autre ehose que de prenderesaslises de pierres brutes 8c mal taillees , fur lesquelies on peut prefu- fonde’mer qu’ il y avoit quelque chose de beau & de magnifique , mais donton n’a pourtant point de connoifiänce certaine.

11 y a un asses grand nombre d’expreffions dans les Auteurs anciens,Les argu-qui semblent etre fort avantageuses ä leur Musique j mais il est aife mens desd’eluder la force de tous les argumens qu’ on peut tirer de ces temoi- ^faventgnages, qui fönt presque tous sondez fur le mot de Symphonie , qui de la Ma-ligni sie en general 1’assemblage de plusieurs sons , que nous appellons sique desaccord j mais ce mot a plusieurs aut res signisications particulieres, Anciens .qu’il est neceslaire d’expliquer,pour faire voir qu’il n’y en a-point donton puisie conclure que les Anciens chantassent ä plusieurs parties com-me nous.

Il est parle dans ' Daniel chap. ni. verset s. y. 7. d’un Instrument de i/instru-Musique appelle Symphonia , que l’on veut faire passer pour quelque ment ap-chose de plus parfait & de plus capable d’une Harmonie compofee que P eI K P arn’etoit la Lyre a trois ou quatre cordes, Lc le Psiikerion, fur lefquels symphonia.on ne pouvoit joucr qu’une partie ; mais il ne paroit point que cetquei?Instrument fit un autre esset qu’ un accord qui fervoit de bourdon auxautres, c’est-a-dire , a la Lyre & au Pialterion , qui jouoient un fujerä 1’unisson.

Il n’y a pas long temps que cet instrument , que Daniel appelleSymphonia , etoit encore en usage panni nos Vielleurs : 2 un des Mu-siciens le touchoit, pendant qu’ un autre jouoit du dessus du Violon: Quandcet instrument etoit fait en forme d’un are , fur lequel trois cordes u - a S e > &etoient tendues : il ne fervoit que comme de bourdon : & celui quifek> menten sonnoit 11’avoit rien autre chose a faire qu’ a suivre le mouvementSc la cadence du Violon.

Cette Musique representoit asses bien celle des Anciens, en ce quiregavde l’Harmonie appellee Symphonie , teile quelle est definie parLaSym- -Caffiodore 3 : car c’est astes que plusieurs tons so rencontrent agrenble- phoniement enlemble pour satisfaire ä toutes les conditions de cette defini- corm ? en£

. * definie

A tion 5 per Cas-

7. In hora-, qua audieritis sonitum Tuba , & Fistula , & Cithara , Samhuia , os 1 siodore? ‘Psalterii , Symphonia , &c.

z. Cette explication est de A. de Lyra sur DanieK

Symphonia est temperamentum sonitus grayis ad acutum , vel acuti ad o-ravem , modu-lamen efficiens, ßye myoce, stye insemffione, fiye in statu, Casliod, de Musica,-