: En quoiconsistela verka-ble Har-monie ?
A qui' in-comjue ?
Ia Sym*phoniedes An-eiens. quelle ?
• Celle desNationsbarbaresen quoiconsiste-t-eile ?
Son eflen-ce oüren-ferniee ?
Autre es-pece deSympho-nie parmiles An-cisus quel-le ?
Ie Plein-cha.ntquelleSympho-nie ?
Compa-raison pri-sedecetteSympho-nie.
Z04 DE LA MUSI Q^U E
tion, fuivant laquelle il n’est point neceslaire de changer cet accord,ni de varier par les diverses modulations des parties qui chantent cha-cune leur sujet ä part ; & c’est en cela que consiste la difference Ipeci-fique, qui etablit 1’eflence de PHarmonie dont il est question, & queCassiodore & les autres n’auroient point omife , si eile leur avoit eteconnue, vü le soin que cet Auteur a pris d’ajouter d’autres circonstan-ces, qui font tout-a-fait inutiles, comme celles qu’il prend de la voix,du pincement des Cordes , & du foufflement des flutes , qui font in-differentes a la verkable Harmonie , n’y ayant point d’autres reglesdans notre Harmonie pour les flutes que pour les instrumens a corde Scpour la voix.
Cela fait voir combien iis etoient peu avancez dans la comioisiancede cet te matiere , merae au temps de Cassiodore , qui ayant ecrit desderniers, a du sgavoir tout ce que PAntiquite avoit invente dans laMusique ; & il est evident que leur gout pour les choscs de cet Artn’etoit point encore parvenu a la delicatefle que Pon a eue depuis.jmais qu’il etoit fort conforme a celui qui regne encore parmi les Na-tions barbares , oü la Symphonie de la Musique consiste principale-ment dans un bruit confus pour ce qui est des tons, mais fort bienregle a Pegard du mouvement: nous en avons vü un echantillon il n’ya pas long temps dans le concert des Hiroquois, qui furent amenez encette ville. Ce concert consistoit dans le chant de quelques uns detoute la troupe des Musiciens , qui chantoient a Puniflbn & a P octa-ve , pendant que le reste accompagnoit ce chant en grondant rude-ment comme des pourceaux, a-vec des fecousies marquees par un mou-. vernent & par une cadence fort bien regiee. Or il n’y a perfbnne quipuifle nier que toute Peflence de la Symphonie , ainsi que CassiodorePexplique , he foit enfermee dans celle des Hiroquois, ou la pointe &Pedat des voix qui chantent le sujet etoit temperee par le melange dela gravite du grondement rhythmique des autres Symphonistes.
Outre cette Symphonie temperee du grave & de 1’aigu , il y enavoit une autre parmi les Anciens qui etoit plus simple. Elie confis-toit dans la conformite d’un meme chant,d’un meme mouvement, &d’un meme ton , qui font les memes conditions qui font la perfection'du Plein-chant, qui est une Symphonie, dont la beante , la douceur,& les charmes touchent la plüpart du monde avec beaucoup plus deforce qu.and eile est bien juste, que ne fait PHarmonie a plusieurs par-ties.
C’est de cette Symphonie que Saint Ignace , ancien Pere de PEgH-fe , a pris une comparaison , dont il fe fert en YEpitre 1 qu’il a ecriteaux Ephesiens, lorfqu’exhortant les Pretres a la concorde, il deman-do qu’ eile foit femblable a la Symphonie de la Musique , qu’ eilefoit si juste, qu’iis ne fastent tous qu’une voix. De maniere que
quand
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