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Tome premier.
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DES A N CIENS.

3o?

quand Horace dir 1 que la Symphonie mal accordee offense les oralies,Qu’est-cecette Symphonie ne signifie poinc necessairement autre chose que l’ac- qu’Hora-cord des voix , qui ehantant a l’unisson , au ä l’octave , ou ä la tier- c ® e ” tentlce, ne chantent toutes qu’un meine chant. phonLT

Car le mot de Symphonie signisioit toutes ces manieres de eh antet.

Je trouve premierement que Symphonie se prenoit pour le chant d’unmeme sujet chante par deux voix , ou par deux instrumens accordez äl’unisson. Aristote 1 fait entendre que cela est ainsi , lorsqu’il dit que Qu’est-cela Symphonie n’est pas si agreable que l’Amiphonie; parce que dans<l u ’ en ditla Symphonie, dit-il , 3 l’une des voix etant tout-ä-fait semblable ä Anstote $l’autre, il arrive necessairement qu’il y en a une qui obscurcit l’autre,c ’est-ä-dire , qu’il lemble qu’il n’y ait qu'une voix. Qr suppose queles Anciens pratiquassent notre compositiori ä plusieurs parties , cesparoles ä la verite pourroient signifier que Punisson dans le contre-point n’est pas si agreable que les autres consonnances; mais la siiitedu difcours fait voir que cela ne se peut entendre ainsi , & qu’il nes’agit pas de contre-point: car il eil dit au meme endroit 4 , qu’ il n’ya que l’octave qui se puisse chanter, 6c que la quinte ne se chantepoint. Or il n’est pas vrai qu’ il n’y ait que l’octave qui s’employedans le contre-point, ■& que la quinte 5 n’y soit point regüe. Il estdonc constant que par les mots de se chanter il saut entendre le Plein-chant, dans lequel les voix chantent un meme sujet; parce que lePlein-chant ne soufsre point la suite de plusieurs quintes, mais biende plusieurs octaves, de plusieurs unissons, 6c quelquefois de plusieurstierces, oe qu’ Aristote appelle magadizein % ainsi quii fera expliquedans la suite.

Je trouve en sccond lieu qu’Aristote fait deux especes de Lympho- j) eux eCinie5 l’une , qui retient le nom du gerne , & qu’il appelle Symphonon ,pecesdequi est le chant ä l’unisson dont il vient d’etre parle; & l’autre, qu’iiSympho-appelle Antiphonon , & Pindar e Antiphthongon dans Athenee livre xiv. "ePhno”Cette Musique Antiphonique etoit, lorsque deux voix ou deux instru- sophe,mens accordez ä l’octave chantoient le meme sujet, 6c cette manie-re de chanter s’appelloit magadizein 7 , ä cause de l’instrument Ma~ Qu’etoit-gadis , dans lequel les cordes comme au Clavestin ou au Luth etant^ e j'. ue i na -accordees ä l’octave, 6c etant pincees ensemble, ne passoient que pour sa lzein *une 6c ne faisoient que comme un seul ton. Cela est confirme par Plu-

Tome II. Qq tarque

1. XJt gratas inter coenas symphonia discorsOffendit. ■ — De ^itte Poet.

1, ’hJ’mi ro diUcpmoe iS a-vppmis. Problem, xvi. Sed. XIX.

3. "olt duefioi lid «Tfgjs» öftotpaieiti , are «Jt/o «5©'s pitu <pmUo yltifuutf d<petli^atrt llui kkk»

gjev. lbid. 8.

4. Aid icaiZi evuQwia ftdm ahiuf. lbid.

5. A tccx-eme Gvx. dh 7 ) dffdcpmm. lbid. 6.

7. MctyadotK Z 1* ereto-m, x.' «©'« iret id f«j? im diiflon igporpdjpa, Atheneeliy. xiy.