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Tome premier.
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DES A N C I E N 8. 309

desparöles. Ainsi quand on trouve pärexemple dans Longin ', que si Longink style sublime peut fouffrir quelquefois des expreffions moins relcvccs, a dcsparce qu’elles fervent ä faire paroitre le reste avec plus de pompe &nanc°sScd’eclat, de meine que dans la Musique il est bon d’entremeler le rüde des disson..avec le doux , afin d’en augmenter fagrement j il est ecrtain que st nances.l’on ne prenoit garde a la verkable signification des termes dont cetAuteur s’est fervi , l’on ne manqueroit pas d’entendre qu’il veut par-ier des confonnances & des dist'onnances, que l’on meie fouvent en-semble avec un grand fucces dans la composition de la Musique ä plu-sieurs parties : parce que la connoissance , que nous avons que cela fepratique dans ndtre Musique , nous fait aifement penser que cela fedort interpreter de la sorte. Cependant Longin n’a jamais eu la pen-fee que l’on lui attribue : car il ne park point de confonnance ni dedissonnance, mais feulement des 2 sons, dont il fait deux efpeces-, il Commentappelle les uns les 3 ßrincipmx ou dominans , Sc les autrcs les ** extraor- iidistin-dinaires-, Sc il endend , que pour faire un beau chant il saut que les ca-gue lesdences tombent quelquefois für des Cordes extraordmaires,c’est-ä-dire,^ ö ^ s " &qui foient hors le mode, afin que venant enfuite ä s’arreter für les cor-des principales Sc dominantes, le chant ait plus de douceur St d’agre- tend imentj mais cela n’est dit que pour le simple Chant.

La meine chofe fe dost entendre ce me femble , lorfque Ciceron 5 Q_ ue <htdit, que les ports de voix qui la fönt passer par. de faux tons , fönt *r icei ' on 'plus agreables que lorfque la voix s’arrete justement für les tons, Sc deyoLkqu’ eile saute de l’un ä l’autre fans couler. für les tons qui fönt entredeux : car ces faux tons ne fönt point, ainsi que quelques uns veu-lent, des dissonnances , ni les tons justes ne doivent point etre prispour des accords parfaits, que l’on mele agreablement enfemble dansla composition de la Musique. a plusieurs parties.

Ainsi quand on voudra employerce que Platon au liv. ut. de la Re~ q u - en _:fublique rapporte du nombre des divers fons qui s’accompagnent dans tend Pl.vl’execution du Chant, pour en tirer des inductions de tont ce que^'M^ ,C:ce grand perfonnage dit de ceux qui jugeoient de la Musique plü-desdiv^-s 'tot par l’oreille que par la raison j Sc de ceux qui cherchoient lesfbns?caufes naturelles de l’agrement Sc de la rüdeste des accords ; on peutavouer que cela fait voir que les Anciens employoient les accords dans -le jeu de quelques instrumens > mais il ne s’enfuit pas de la quetoute Musique, ou il y a quelque accord d’un grave avec un aigu,La Musi-~fort une Musique ä plusieurs parties: car outre ce qui a deja ete dit de c ! ue . c ' esl’instrument Mägadis, ceux qui fqavent quel etoit le jeu de la simple n’dtöle*Mandore , dont l’ufage est abali depuis quelque temps , peuvent aii’e- point a-

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i. «PSsfi-i. z. K ugiti. 4 n«M.SA>«/. 5. Molliores sunt ( 5 “

delicatiores in cantu flexiones b false yocnU quam certa & seyera. lib, 114, de Oratore jtomi 1. pag r pi.