LaMnn-dorequeiinstru-ment ?
‘Commenton enjouoit f
Qu’est-cequ’en ditHorace ?
In quoiconsiste]a. princi-pale par-tie de laMusiquedes H la-ciens ?
Que dirPlaton dela caden-ce & del’Harmo-nie >
Qu’ appel-le-t-il Har-monie f
Qu’ en-tend il parlemotdePanhar-monief 1
316 D E ■ ■-'M T U -S I ^tT E
me'nt concevoir, Comment däns les instrüihens des Anciens iHe'pöit-voit rencorttrer des accords fans que leur Musique füt :\ plusieurs par-ties : car la Mandore ‘ etoit du temps des Anciens.
Cet instrumcnt eil monte de quatre cordes, dönt la chanterelle iertä jouer le fujet; eile' est pincee par lc doigt index , auquel une plumeeil attachee, qui tient lieu du Pleärum ou Peilen des Anciens. Lestrois autres cordes fönt une octave remplie de lä quinte, 6c fönt frap-pees l’une apres l’autre par le pouce , au hazard si ces trois cordes quifönt comme amant de bourdons s’accordent avec les tons du fujet, quidort etre neanmoins dans le mode für lequel le bourdon est accorde,c’est-ä-dire , que la chanterelle doit etre accordee en forte que les ca-dences principales & les dominantes tombent für les bourdons. 11 sautencore remarquer, que Je pouce frappe les bourdons fuivant le rhythmeou la cadence , qui eil propre ä la chanfon qui fe joue : car il frappequatre ou huit coups pour chaque mefure si eile est binaire , & troisfeulement si eile ell triple. Horace 1 femble designer le jeu de cetInstrument, quand il dit: Prenezgarde^vous qui voulezjoindre votre voixau fön de md Lyre , que la mefure dc la chanfon que je joue est fapphique ,£*? que les hatt emens de mon pouce vous la marquent.
Or les differentes regles, qu’ ils avoient pour ces mcuvemens, fai-foient la principale partie de leur Musique : c’est pourquoi les Tam-bours & les Cymbales , qui n’ont rien autre chofe que le mouvement6c la cadence , etoient mis entre les instrumens les plus considerables,Platon dit 3 que ce qu? ily a de bien ou de mal dans la cadence , a autantde force pour emouvoir ou pour ne pas emouvoir , que ce qu' il y a debien ou de mal dans I' Harmonie. Mais il saut rematquer , (ainsi qu’ila ete dit) qu’Harmonie ne signifioit point les accords de plusieursparties, mais feulement la beaute du eh ant ou le contraire; 6c qu’A»-armoste ou Anarmoste ne fe difoit pas des bonnes ou des mauvaifesconfonnances, mais des chants agreables ou defagreables. Cela seprouve par tous les endroits oü Platon parle de la Musique : car ilappelle toüjours Harmonie ce que nous appellens Mode ; il dit que lesHarmonies loniennes 6c Lydiennes fönt molles 6c effeminees, poursignifierque les cadences de ces Modes ont une douceur qui ne fetrou-ve point dans le Dorien ni dans le Phrygien. Or il est constant quele Mode n’appartient point ä la Musique ä plusieurs parties, mais feu-lement au simple Chant.
Quand Platon fait distinction entre le Chant simple 6c celui qui estcorapofe de tous les genres d’Harmonie, qu’il appelle 4 Panharmonie ,il est certain qu’il n’entend point la composition de plusieurs sons par
la
1 . Me est appellee dans Athenee liv. iv.
r. Lesbium servate pedem , meique
Pollicis iclum. Carm. lib. IV. od. vi.
j, To tvgvfftet rj appvDfeoy, Ta k! discousrs?. 4, TUauoi tuuj.