DES ANCI EN S. 3 n
Ia rencontre que des chants divers peuvent faire , mais feulement unchant qui est compofe de trois genres: car Euclide ' enseigne qu’il y Qy ert .avoit un quatrieme genre compofe des trois ordinaires, igavoir, dutendEu-Diatonique, du Chromatique, & de rEnharmonique: ou par ce gen- c!ide ?-irre compofe il entend la Musique qui fe jouoit fur 1’instrument a vingt ^ < l uatr,e 'cordes, dont parle Anacreon, & dont il a ete fait mention ci-dcvant, cl’Havmo-qui fuffifoit ä jouer tous les Modes: ou si l’on veut que certe Hanno- nie?nie signi si e un accord , il n’y a rien qui oblige de croire que cet ac-eord fut autre chofe que le bourdon ä trois cordes , qui comprendtoute 1’ Harmonie des Anciens, c’est-a-dire , toutes les confonnances De quotqu’ils connoissoient, fcavoir , Ia quarte, la quinte, & Poctave: par- ““‘I comJce que dans ces trois bourdons, dont les deux extremes font a 1’.octa- stannove, celui du milieu, qui remplit Poctave, fait la quinte a Pegard de nie desPoctave d’en-bas, & la quarte ä Pegard de Poctave d’en-haat. Anciens?
Par la meme raifon, quand Seneque parle 2 d’un Chceur de Musiquecompofe de plusieurs voix qui ne rendent qu’un feul fon , & ou cesvoix font les unes hautes , les autres basies, les autres moyennes ; ou que parles voix des hommes & des femmes font tellement melees au fon des unCllCEl,rFlutes, que Pon ne les entend point leparement, mais toutes ensem- cie Musi "ble j cela ne signifie point neceslairement autre chofe qu' un Plein- pos/j'”"chant, dans lequel la voix claire des femmes erant a Poctave de cellepiusieursdes hommes, & les Flutes etant a la double octave,- il esi vrai de dire, voix, qui :qu’ il y en a de hautes, de basies, & de moyennes: enfin cela ne si- j e ren ; .gnme point un concert a plusieurs parties, si les chants ne font difte- s eu i fo st > ;rens , & s’il n’y a Variation de confonnance; & il est clair que cetteVariation n’etoit point dans ce Plein-chant, parce qu’il est dit quel’on n’entend point distinctement ce que chacon chante en fon parti-culier , ce qui feroit, s’il y avoit des parties qui chantasient des chants •differens.
Apres avoir explique ce que Pon trouve dans les ecrits des AncienssiTHaf.en faveur de Popinion de eeux qui croyent que leur Musique etoit amoniedes -plusieurs parties,. & apres avoir fait voir que Pon n’en peut rien con- Anciens .clure de certain , il reste de fatisfaire aux temoignages qu’ iis ont ren- p a °f a ; t g 'du des merveilleux effets de leur Harmonie , afin d’examiner s’il s’en- que edlefuit de lä qu’elle eüt toute la perfection qui fe trouve dans la no-desMo--, demes.
Il Eant premierement considerer deux chofes. La premiere est, queIa beaute des Vers qui fe chantoient par une feule voix , ou par unequifenbt.--:voix jointe aux instrumens qui jouoient le fujet qu’elle chantoit, Fable pnnei--foit la plus grande partie de 1’agrement de cette Musique, ainsi qu’Hö-, , », ,, , ... rsce
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2 .. Non videt quam multorum vocibus Chorus confiet i Onus tamen: ex omnibus sonus reddr-tur. ^Aliqua illic acuta est , aliqua grayis 3 . aliqua media.: ^Accedunt yiris feemin*? MUt* *ponuntur TAiat singulorum iU latens ymt y omnium'apparenti i-pifi. uuxvf*