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de faire cette. agreable diversite , qui n’est pour la plus grande parttedu monde qu’ une importune confusion.les Mai- C’est pourquoi les Maitres de Musique , pour parvenir ä la princi-Musi^ue P a ^ e ^ eur ^ rt 5 est de plaire , ont change depuis peu leur
ont chan- rnaniere de compofer j 6c quelque perfuadez qu' iis soient que la perfe-ge leur ction de la Musique consiste dans 1’ Harmonie de plusieurs parties , iismaniere ne font plus leurs Airs & leurs Motets que par recits; & ces Motctsposc° m & Pont chantez par un deslus,une basle,& les autres parties; mais elles sepourquoi. taiscnt pendant qu' une cbante; Lede meine chacune a son tour chantependant que les autres se taisent ; de forte qu’ il y a grande apparenceLa Musi- que nötre Musique ne tardera guere a retourner ä la (implicite qu’elleque des avoit ches les Anciens, puifque l’on void que les excellens ouvragesModernes d’Orlande, de Claudin, de Boestet, & des autres illustres Auteurs deMa'sim- Komposition ä plusieurs parties ne font plus chantez , & que des Airsplicite de il ne s'imprime plus que le stqet: ou si la basie y est ajoutee , ce n’estceile des que pour conduire la Symphonie des Tuorbes, des Claveffins, 6c desAnciens. j$ a {f cs dc viole , ä qui il n’est plus permis de se faire entendre , & deservir d’autre chose que comme de bourdon.
Si ces rai- On peut efperer que ces raifons pourront etre recües par la plusfons alie- g ran de partie du monde , parce ou’elles le doivent etre par ceux quipour Sc iont depourvus du gout qui fart aimer la Musique a plusieurs parties:contrela car tous ceux qui font dans cette difposition, c’est- a-dire , prefqueMusique rout le monde, ne trouveront pas etrange que les Anciens n’ayentserontre- p 0 j nt p ar je de cette sorte de Musique, parce qu’ils ne s’y font pointgues. a donnez; puifqu’ iis fovent par eux-memes qu’ il .se peut faire qu’ilsn’y prenoient point de plaisir , & qu’ on ne s’adonne guere ä cultiverles plantes qui ne produifent que des fruits que l’on n’aime point.Mais ceux qui font egalement charmez par la douceur de notre v.erita-ble Harmonie & par les merveilles que la beante des efprits de 1’Anti-quite a produites , auront bien de la peine a fe ranger a une opinionqui fait tort ä 1’estime qu' iis venient, qu’ on ait pour leur bien-aimeeAntiquite : iis en demeureront toüjours a dire, qu’il n’est point croya-ble que cette ingenieuse Mutreste ait pü travailler avec tant de sein äQ_uedifentcultiver celui des Arts qu’elle cherissoit le plus tendrement, Se dontles Parti- e }] e f e glorifioit davantage, 6e qu’elle n’en ait pü decouvrir le sin, el-PAntiqui- stoi les a tous inventez , Le qui leur a donne la derniere perfection:
te en fa- Ü5 diront que pour n’avoir point parle d’une chose, cela n’induit pointveurdela que 1’on 1'ait ignoree : que puifque les Modernes ne fe vantent pointMusique ^ dans leurs ecrits d’avoir invente cette sorte de Musique , iis n’en doi-16 ’ vent point etre les lnventeurs plütot que les Anciens, ce silence etantegal dans les uns Se dans les autres : & enfin que dans le doute ou 1’onest , il y a plus de raison d’attribuer une invention a des gens eclairez ,
■ & a un siede poli, fgavaut, St fecond en merveilles , qu’a un iiecl«
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