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Tome second.
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DES .ANIMAUX. I«. Partie. Chat.III. 429

«evi 6 c au millet, la Nature ä donne ä ces Animaux le moyen de fai-composere dans leur estomac ce que les autres Animaux fönt en mächant: car quatre•cct estomac eil compofe de quatre grands mufcles en dehors, & cn mu * c *“'dedans d’une membrane dure, calleuse, 6 c raboteuse , laquelle est dit-.posee de teile maniere, qu’elle fält comme deux meules, que les muf- & d’une•des poussent ä plusieurs reprifcs pour leur faire ecrafer 6 c piler les le- mombra-mences ; or l’epaisieur de la membrane calleuse n’empeche pas &

lorfqu’ eile est presiee tont ä l’entour par les mufcles, fes cotez ne s’ap-prochent aisement pour comprimer ce qu’elle contient, parce qu’elleest plislee , ainsi qu’il paroit, d’une maniere qui fält qu’elle est bou-chonnee quand les mufcles agiflent ; & le resiort que fa durete luddonne la fast revenir en fon premier etat, 6 c la debouchonne, pourla mettre en etat d’dtre encore camprimee : de maniere que cettemembrane fei t d’antagoniste aux mufcles, qui la laiflent agir , lorst-qu’etant relächez leur action ceste. Voyez la I. 6 c la II. Figure de laPlanche XII.

Mais astn de rendre 1'aÄion de ces mufcles 6 c de cette membranecalleuse plus efficace , ces Animaux ont un instincl d’avaller des cail-loux,lesquels etant melez parmi les femences aident beaucoup a broyerles parties les plus dures de la nourriture.

Les Autruches, qui avallent des morceaux de fer 6 c d’autres me- les autru-taux , ne le fönt point pour s’en nourrir , ou du moins dies n’ont

J ioint la force de les digerer , ainsi que.les Anciens ont cru ; mais el- de*rnIxxTees les.prenent pour s’en fervir ä broyer la nourriture dans leur esto- que lesau-mac : car elles avallent indifferemment tont ce qu’ elles rencontrent «es oi-de dur 6 c de solide; 6 c comme leur demeure ordinaire est dans les de-serts, oü elles ne doivent pas ordinairement rencontrer des morceaux cai j] e 0 n ux esde fer ou de cuivre, la Nature ne leur a pas donne l’instinct: qui pour- pom- aiderroit etre necestaire pour choisir entre les chofes dures 6 c solides , dont» broyereUes ont befoin , celles qui ne leur pe uvent nuire : car bien loin que*? 111 ' nour 'ces Animaux le nournstent de metaux, on a reconnu par expenenceä Versailles , qu’ils meurent quand ils en ont beaucoup avalle ; 6 c ladissection a fait voir que les doubles que les Autruches avoient avallez,s’etoient changez en verd de gris par le frottement mutuel de ces dou-bles que l’on y a trouvez ufez feulement par les endroits oü ils fe pou-voient toueber. Ce qui fait voir que l’attrition de la nourriture cau- *see par la compreffion des parties , qui ont un mouvement manifeste,n’est pas de moindre importance pour fa distolution , que la vertu deselprits distolvans, qui agistent par un mouvement occulte.

On peut encore tirer une autre connoistance de ce Phenomene del’attrition des doubles, f^avoir, que la verdeur dont etoit teinte la tu-nique Interieure de l’estomac , 6 c les pierres qui y etoient enfermeesavec les doubles, 'ne venoit point d’une corrosion .Lite par un acide,teile qu’est celle par le moyen de laquelle on a accoutume de faire le

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