DES AN 1 MAUX. III.Partie. Chap. 1 V. 445
önt chacune unc propension naturelle , les uncs ä s’etendre, les autres leiirnatfi-a .fe resserrer & s’accöurcir ; c’est pourquoi j’appelle les unes les fibres re >'kirantes , fcavoir , celles qui etrecissent le coeur , & les autres les fi- cai . i« ac .bres extensives, fcavoir, celles qui le dilatent. Et il saut encore sup-rion desposer que ces fibres n’ont pas une force egale, c’est-ä-dire , que les quifibres tirantes., qui fönt la systole ou contraction du cceur , sont plus^ur con-fortes pour se resserrer par leür contraction naturelle , que les exten-Me.insives ne fönt pour s’etendre ; parce que la lystole du coeur , qui pro- rallonge-^uit l’impulsion du fang par tont le corps, requiert plus de force si uc 1 ™ l ^ nt ai ^ rE diastole , qui n’est que pour rendre le cceurcapable.de recevoir le v e e U | b j.f' 1 '&ng, qui rctourne tant du poumon que de toutes les autres parties du q U ’diescorps. Or eela fast que lorsque 1 ’esprit resolutis, qui change cetteegontlaconstitution naturelle ä laquelte j’attribue le ressort, vient ä s’insinuc-r ilbeneidans les fibres tirantes, par lefquellcs les fibres extensives avolem etc fcavoir,forcees, ces fibres en er ant relachees, les extensives qui avoient ete lorsque les-forcees ont la liberte de faire leur extension ; parce qu’alors dies for-ccnt ä leur tour les fibres tirantes : de raaniere qu’eiles fönt enfuite^J^J,.,suffi forcees a leur tour, lorfqu’ eiles fönt relachees par Pefprk' resolutis. s e reSä-Enfin ces deux disterentes actions des deux efpeces de fibres, qui pro- cfenr.cedent de la vertu que leur ressort donne aux unes de fe retirer & des’accourcir , & aux autres de s’allonger & de s’etendre, succedanttoujours Pune ä l’autre, fönt le mouvement de la systole & de la dia-ftole du coeur. Cette hypothefe des fibres tirantes & des extensivesn ’a point ä la verite d’autre fondement que les actions du coeur, qu’cl-Ics expliquent af es clairement, & la probabilite de leur Mechanique jwais on peut dire que eela fuffit dans le defaut des autres caufes, dont] 1 n’y a aueune qui foit evidente : car pour ce qui est des actions duressort, il y en a beaucoup qui fönt tres manifestes dans les partiescompofees de ligamens & de cavtilages. L’epiglotte etant abaissecpar les viandes, qui passem fur le larynx , se releve d’elle-meme. Le& les oreilles, qui obcissent ä ce qui les plie, recournent de meine:e n leur premier etat.
La langue , qui etant une partie molle comme le cceur a Te pou-xh racinevoir de s’allonger notablement, nVpas cu befoin des deux fortes de «wchani-fibres qui ont ete fuppofees dans le coeur: car pour faire qu’ ayant ete que des st-a ccourcie par la contraction des fibres , qui fönt etendues feion sa Ion- „j” n ,gueur, eile puisse se rallonger, eile a des fibres transversales, lefquellcs doit&recn etrccissant toute la langue, lorfqu’eiles viennent ä s’accourcir, forst seppose«capables de Pallonger eela fe faifant dc !a meme manicre qu’on void laqvf un morceau de päte s’allonge , lorfqu’ en le comprimant on le fastdevenir etroit,. & en esset la langue ne. s’allonge qu’a proportioaqu’elle s’etrecit.
Lc gesier des Orfeaux ayant de merae que le coeur les deux actions dans !-
coropreffion St de dilatation , a eu -auffi- befoin des deux, efpeces de gelier des
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