Band 
Tome second.
Seite
446
JPEG-Download
 

446 L A MECHAN1 Q^U E

sibres ; mnis dies ne sont pas cntremelees comme dans le cceur : cafcelles qui font Ia compreflion, font toutes dans la partie charnue, quifait le desilis dii gesier ; & celles qui font la dilatation , font dans lamembrane interne , qui n’est pas molle comme celle du dedans desventricules du cceur ; mais qui etant epaisie Sc dure peut servir de res-sorc pour retablir la cavite en son premier etat, apr«s qu' eile a ete re-trecie par les mu feles, qui couvrent & qui embrasient la membraneinterne.

dans le Dans le mouvement du diaphragme il y a ausii quelque chofe quimeaia in » demande la meme supposition de la puisiance d’un resiort naturel: car1’action propre du diaphragme etant de s’etendre Le de s’applanir , &la contraction & 1’accourcisiement de fes sibres n’etant pas capable deproduire d’autre esset, il faut recourir a quelque organe, par le moyenduquel apres que cette partie s’est etendue pour elargir la capacitede la poitrine , die se recourbe en en-haut pour la retrecir. Or il y abeaucoup d’apparence que le mediasiin , auquel le diaphragme est at-tache par son milieu , est le resiort qui le retire en en-haut. Et eneffet on remarque que cette membrane , qui est minee & soible dansles Betes , est sans comparaiion plus forte dans l’Homme ; ä caufequ’ ayant le corps ordinairement droit, le diaphragme Lc les dntraillesqui lui font attachees, le tirent plus puisiamment en en-bas, £c de-mandent plus de force pour etre relevees en en-haut, que dans lesautres Animaux , ou il ne s’agit que de remuer les entrailles horizon-talement.

Cette mdme action du resiort, que l’on connoit dans des sibres,lesquelles apres avoir ete contraintes fe reduifent d’elles-memes a leuretat naturel, doit encore etre fuppofe en plusieurs autres parties, tel-les que font le ventricule , la rate, les reins, la capsule de la veine-porte , le pancreas, & generalement toutes les glandes, dont il n’y apoint de partie dans le corps qui foit exempte,dans le 11 faut necesiairement fuppofer quelque dilatation dans le ventricule,• ^ enmcu ' qui paroit fouvent attirer la nourriture avec force , parce qu’ eile y est’ poussee par la pefanteur & par le resiort de 1’air, qui tend a entrer. dans la cavite que la dilatation y caule : car il faut concevoir qu’ outre

les sibres, que le ventricule a pour fe resierrer, ainsi qu’il en a befoin,tant pour fes fonctions ordinaires, qui font de comprimet la notirri-ture qu’ il cuit & qu’ il pousie par le pylore dans les intestins, quepour les efforts extraordinaires qu’ il fait dans le vomisiement, dans lehoquet, &c. il a encore d’autres sibres , dont fes membranes font tisisues, Sc dont le resiort est ordinairement contraint & furmonte parles puislances qui compriment tout le ventricule , en forte que ce res-fort agit & fait etendre ces sibres, lorfqu’on lui en donne la liberte.Cette action est manifeste dans le gesier des Oifeaux, ainsi qu’il a de jaete remarque ; ct la maniere de fucer qu' on obferve dans quelqucs

Eois-