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pour surmonter ce ressort des fibres des arteres, dont 1’action seule estde resserrer le corps de l’artere , apres que par Pimpulsion dii fang ila*ete dilate: car eette dilatation de l’artere , qui sembleroit diminuerquelque chose de Pimpulsion que le cceur doit faire du läng dans lesparties eloignees , a caufe qu’ eile fait obeir les ‘arteres qui le condui-sent, produit un autre esset d’ailleurs , qui au contraire est capable del’augmenter, ou du moins de le faire durer Sc de le continuer.
Gar il saut concevoir qu’il y a deux ‘impulsions du fang arterieJ,fgavoir , une qui est impetueufe, Sc qui fe fait dans le temps que lecoeur poufle; Sc une autre moins forte , qui agit dans le temps de ladiastole, ou le coeur ne poufle point ; SC eette impulsion est celle quel’artere , aprss ayoir ete dilatee par Pimpulsion impetueufe du coeur,elf capable de produire par le moyen du reflort de fes fibres , lefquebles fe reduifant a leur etat naturel popsient cncore le fang lorfque lecoeur ne le poufle point, ce qui entretient une impulsion continuelle,qui presse incessam m en t le fang , 8t le force de pafler dans les conduitsles plus eloignez Sc les plus etroits. 11 y a une machine dans le Ca-binet des machines de la Bibliotheque duRoi, qui a un e stet, lequelyde meme que fa caufe , a beaucoup de rapport avec le mouvement desarteres dont il s’agit. L’effet de la machine qst de lancer de l’eau fortlöin & de la faire aller par un flux continu, quoique ce foit par des-impulsions interrompues , telles que fönt celles du coeur , ces impul-sions n’etant faires que par le moyen d’un feul piston , dont Paction-cefle lorfqu’ on le retire : car la continui'te de Pimpulsion de 1’eau esteaufee par 1’air qui fe trouve enferme avec 1’eau dans eette machineparce que 1’air ayant un reflort, 8c etant capable.de compreflion, lorf-que Pimpulsion du piston agit pour poufler 1’eau dehors , eette memeimpulsion agit aufli fur 1’air qu’elle comprime ; Lt lorfque Pimpulsiondu piston cefle , 1’air qui a ete comprime , & qui tend a fe remetire afon etat naturel , commence une autre impulsion, qui fait le memee stet fur 1’eau que la tunique de Partere fait fur le fang , lorfque fe re-duifant a fon etat naturel par le moyen de fes fibres eile est resserreeSc retrecie : car lorfqu’on leve le piston , 1’eau entre dans le corps depompe ,. & lorfqu’ on 1’abaisse , on la contraint de passer dans le potpar le coi, Sc enfuite dans le tuyau , parce que la foupape de la pom-pe Pempeche de retourner: or 1’eau, qui etant pouflee avec forcedans ce pot y entre avec une promptitude plus grande que n’est cellequ’elle a pour en fortir par le tuyau r ,monte neceffairement dans lepot y Sc prefle 1’air enferme avec eile Sc 1'air presse Sc contraint larepoufle par la force de fon reflort , en forte que pendant qu’ on levek piston,pour faire entrer de nouvelle eau dans le corps de pompe , &que fit compreflion cefle ,. la compreflion que caufe Pair qui tend ä fedilater prend la place,. Sc erapeche que Pimpulsion ne foit incerrompue.
JLa menae- chofc arrive a Hinpulsibo.que k cceur- fait- ä- Pigard di»'
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