DES ANIMAUX. III. PASfiE. Chap.IV. 45t '
sang qu’ ii pousse dans les arteres: car quoiqu’ eile foit interrompuedans la diastole dans laquelle le coeur se dilate pour recevoir de nou-Ve au fang , l’impulsion ne laisse pas de continuer , ä cause del’effortdes arteres fair pendant que le cceur cesse de poufler , 8t cet effort desIteres vient de Ce que l’impulsion du cceur, qui fait entrer le fang dans^es arteres avec une vitesse plus grande que n’est celle qu’elles ontpour le distribuer , leur cause une dilatation, qui les seit enfuite agirpar leur restitution für le fang qu’elles contiennent. Voyez la Figu-re I. de la Planche XVI.
J’ai referve ä parier en cet endroit des organes qui servent au mou- Les fonc-*vetnent du cceur 6t des autres parties qui ont rapport ä la nourriture, tlons duCette action etant la cause principale tant de fa coction que de fa dif-tribution > mais l’action du cceur est la principale , parce qu’ il donne dans fa'e dernier accomplissement ä cet puvrage important , que les autres constrk-parties n’ont commence qu’imparseitement, 6t que dans % structure tI0n >d semble que la Nature assemble tout ce qu’ eile a essaye de plus puif-sant dans les autres parties destinees ä la disl'olution 6t a la distributiondes alimens.
Car le cceur a tout ensemble, 6c la puissante constriction qui fe trou-Ve dans le gester des Oiseaux , 6t la multiplicite des differentes furse-ces qui lont dans les feuillets des ventricules des Animaux qui rumi-nent , 6t dans ceux que l’on void dans les intestins de la plupart desgrands Animaux.
La constriction du cceur que Pon appelle la systole est incompara- qu! estElement plus forte que n’est celle du gester des Oiseaux , 6t se dilata- hnsconu*ion ou diastole n’est guere möins puissante , st ce qu’ on dit du bat- puiiltetnent du cceur est vrai, fgavoir , qu’ il s’est trouve quelquefois asses sente^violent pour avoir rompu les cotes ; 6t il seut encore remarquer, quequ’enaa-cette constriction du coeur n’est point egale dans scs differentes parties, cune au ." _öt que le ventricule droit le seit plus foiblement que le gauche , par- tie P‘' lrtie »ce qu’ il ne pouffe pas le seng dans tout le corps, mais seulement au & danstravers du poumon. C’est pourquoi ses parois fönt plus minces , 6t kio^u' !1n’ont ni tant de chair , ni des stbres st fortes que les parois du gauche. c^se part*our ce qui est de la multiplicite des furfaces du dedans des ventricu fonattou-les , dont l’attouchement doit fervir non seulement ä alterer le chyle chement,-■St le convertir en fang , mais auffi ä rectifier le fang qui retourne aucoeur , c’est une chofe admirable que l’artifice 6t le sein que la Natu- ***re yemploye, en rendant la fursece interne des ventricules du cceur pulsg^n-taboteuse 6t inegale par un grand nombre de trous 6c par des co- de fuvfacelomnes 6t des stbres de chair : car le fang 6c le chyle qui lui est roeie, qn*en an-.a pres avoir etc recüs dans le cceur, etant obligez d’entrer dans ces™"™“ 5trous St d’en ressortir, 8t de passer entre les colomnes 6t les stbres Char-les , reeoivent une alteration considerable par l’attouchcment de cesparties, dans lefquelles on peut croire qu’ il y a quelque chofe de ces
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