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Tome second.
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472 LA MECHANI.Q.UE

nuit en volant comme des flameches qui s’elevent en 1’air: car on a 1remarque que ce qui fait etinceler ces Mouches etant une humeur,-qui comme au^ Vers luifans paroit au travers de leur corps transpa-rent , certe humeur cesse de reluire , & reprend ensuite sa clarte , se-lon que le corps de la Mouche s’enfle & se desenfle par le mouvementsuccessis de la respiration , comme si c’etoit une flamme , que l’im-pulsion de l’air rallumät lorsqu’ il rentre dans le corps par Finfpira-tion, & qui -s’eteignit lorsqu’il en fort par 1’expiration : car y ayantapparence que tome lumiere est 1’effet de quelque seu , il n’y a , ceme semble , point d’inconvenient de penser, que ce qui cause unelumiere, quoiqu’auffi foible qu’est celle qui fort du corps des Ani-maux, ne laisse pas d’avoir quelquefois cette propriete du seu., de nppouvoir se passer de 1’air qui 1’anime & 1’entretient; puisque ces for-tes de lumieres ont quelquefois le pouvoir de bruler d'autres corps,ainsi qu’ on l’a experimente depuis peu. dans une espece de phosphore,qui allume la poudre a canon.

Chapitre VI.

De la Transpiration.

La refpi-ratioii ai-de ä uneespece detranspira-tion, quiest la tran-spiration'ordinaire,

qui' n’estpas Ia pliisimportan-te..

II-y-a unetranspira-tioa ex-iraordi-_ naire,quiest d’üneplus gran-de- utilite.

E Ntre les usages de la respiration , qui sont en grand nombre , o«en met ordinairement un qui n’est pas des moins importans, quiest de servir ä la transpiration des parties internes. voisines de la poi-trine, lesquelles prenent occasion de 1’entree que 1’air a au dedens ducorps pour lui meler les vapeurs dont dies ont besoin d’etre dechar-gees: car la transpiration n’est rien autre chose que la sortie des par-ticules subtiles volatiles , qui s’exhalent necessairement de tous lesCorps, &avec quelque utilite aux Animaux ou ,1’on void que la re-- :tention de ces particules cause des maladies.

Il est pourtant vrai que la transpiration, qui se fait par le moyen dela respiration, n’est point de l’importance de l’une de celles qui se sontpar la peau : car 11 y a de deux sortes de transpiration;, non sculementdans les corps des Animaux , mais dans les corps inanimez , dont j'ap-pelle 1’une ordinaire, & 1’autre extraordinaire. La transpiration ordi-naire est la sortie des parties qui se rencontrent les plus volatiles danstout le corps , qui transpire lorsqu’il est dans sa constitution naturelle.La transpiration extraordinaire est la sortie des parties volatiles du me-rae corps j qui sont alterees & devenues d’une autre nature, qu’ diesne sont ordinairement. Ainstles vapeur-s , qui s’elevent des eaux cor--rompues ou d’un bois pourri , sont la matiere d’une transpiration ex-traordinaire: Or la. transpiration ,. que les entrailles- .souffrent pa*r Is-xnoyca de la respiration , est une transpiration. ordinaire , par laquei Is

les-