DES ANIMAUX. III.. Partii. Chap. VI. 47z
ks poitions les plus volatiles de toute une partie , comme de tout JePounion , ou de tout le fang qu’ il contient , fönt evacuees : il se fairau ffi , lorfque l’air est beaucoup echauffe , une tranfpiration ordinaireau travers de la peau qui est bien considerable , dont la matiere est ap-pätemment ce qu' il y a d’aqueux dans Ja boisson : cette tranfpirationk peut connoitre ä l’oeuil, lorfque tenant en ete un morceau de glacc,on void que la main jette une fumee fort epaisie , qui ne peut etre au-tre chofe que la vapeur de la main , laquelle etant ramassee 6c cpailliePar le froid de Ja glace est rendue visible. Mais il fe fast quelquefoispar la peau une tranfpiration extraordinaire , dont la matiere consistedans des particulcs alterees 6c choistes par une Mecbanique parti cu-Here , qui pour faire fortir du corps ces particules leur donne un^oyen extraordinaire 6c tout-ä-fait disterent de celui qui fe rencontredans la tranfpiration ordinaire , qui n’est rien autre chofe que la raretede la fubstance du corps qui tranfpire, 6c la subtilste des particules quipassent 6c qui s’echapent par les intervalles , par lefquels le corps estr endu penetrable.
Cette Mecbanique , qui produit cette tranfpiration particuliere ä Ja Elle fe faitPeau, consiste dans la structure des glandes qui fe trouvent dans la P ar lepeau, lefquelles regoivent chacune un petit rameau desarteres capillai-tes qui fönt dans la peau , 6c produifent chacun un petit conduit, qui.des de Ude la glande aboutit a un pore de la peau; 6c l’action de cette machine peaujc st teile , que le läng que l’artere apporte ä la glande ne lui donnantP°ur fa nourriture qu’ une tres petite partie , il y a apparence qu' il luileiste Je reste , qu' eile retient quelque temps pour en separer une scro-6te , qu’elle digere 6c fubtilife au point de la rendre capable de passerPar le conduit qui penetre la peau, pour en fortir comme une vapeur,
*°rfque les conduits sont retrecis par le froid du dehors, ou par la fe- lefquellesctieresse de Ja peau , ou d’en couler comme une liqueur, qui fait la»üeur,lorfque Ja chaleur,le travail, ou quelque autre caufe de cette na-,^ *
türe dilate extraordinairement les conduits ; 6c il est aise de conce- d e lav °ir que cette evacuation de l’humeur preparee dans ces glandes, foitsteur,Welle forte ou comme une humeur ou comme une vapeur , est d’uneplus grande importance que la tranfpiration ordinaire, qui n’evacue^ u e la portion la plus subtile de la fubstance naturelle des parties;
Puifqu’ il y a apparence que cette humeur, que les glandes de la peauc hoisistent, qu’elles boivent , 6c qu’elles filtrent , est ordinairement
Partie ou inutile ou corrompue du fang ; puifqu’on void que ce quietnpeche la tranfpiration produit des maladies , 6c que les fueurs les8 u erisient.
La sueur a encore un autre ufage, qui est d’empecher que la petite qui aP e au ne se besteche trop, ainsi qu’il arrive lorfque la matiere de la feursiui-Ue ur est retenue ou repoussee en dedans : c’est pourquoi pendant l'hi- ^ ltez -Ve r la peau des maius devient rude , saute de l’onctuosite que la fueur
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