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Tome second.
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565
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DE L’ODORAT. II, Partie, 565

secedent pour l’explication de l’action de l’Odorat : car comme on a I’air soitJUppose que les particules odorantes difperfees dans l’air fönt trop foi- atme par®les pour exciter la fenfation , Lc que pour cela elles doivent etre ra-l^ 1 ’ 11 ' 3 '^flees & reiinies für les membranes qui fönt au dedans du nez, il est 1 ’ .

Astdent que l’attraction qui fe fält de l’air dans l’infpiration eft abfolu-■^ent necessaire pour produire cette reiinion , mais principalemcnt'^ n c l ue .P°ur la rendre prompte comme eile eil, cela fe faifant par la vitesse fMU tnouvement de 1 air 5 qui non ieulement rrape les membranes, mais cu ] es G doietant reflechi d’une membrane für l’autre fe tournoye & serantes fekfouille, de maniere qu’en un instant elles touchent & fönt appliquees^ asse aveG1 Une 'apres l’autre aux membranes j, ce qui autrement ne fe pourroit'fj”^ 11 ’«Ure que par un long efpace de temps , lorfque l’air etant en reposci estne-pns les cavitez du nez ,. ainst qü’il y eil lorfqu’on ne refpire point 5 cessaire>-es feules furfaces de la mäste de l’air qui touchent les membranes föntetl etat de les emouvoir , & que tont le reste de cette mäste de l’air^Menu dans la cavite demeure inutile & fans action, pour etre tropßloigne des membranes. Cette necestite qu’il ya que l’air qui porte7 v apeur odorante foit agite , a rapport ä ce qui fe fait pour la (enia-kon des alimens , lefquels (ainst qu’il a ete remarque ) doivent etreCiirnez en glusieurs manieres dans la bouche par le moyen de la lau-

, Aristote , qui a remarque ce PKenomene , en a chcrche la raifon,Ais la structure de l’organe del’Gdorat, qu’il dit etre differente dansf s Anirnaux qui relpirent, & dans ceux a quila Nature n’a pointAtve la refpiration, en ce que cet organe dans les Anirnaux qui refpi-

-,- ? -que

a comme un couvercle , que l’air leve lorfqu’ il est

qui reffattire dans

Aspiration, & qui s’abaiffänt dans l’expiration empeehe que l’air ne° L 'che en fortant l’organe de l’Odorat. Mais putre que cette structu-^ e ne f e trouve point dans les Anirnaux qui respirent, oü le pasiäge est° u jours libre ä l’air pour aller toucherles parties de l’organe, &qu’au-des membranes du dedans du nez n’est capable d’etre levee nie ^re abaistee, etant toutes attachees & comme collees für des James■Aufes, qui demeurent toüjours fermes ■, il est encore certain que st5 couvercle etoit leve par l’attraction qui fe fait de l’air dans l’inspira--.,° n 3 il devroit fe rabattre dans l’expiration, de maniere que st l'eleva-du eouverde eaufoit la fenfation,: Ion rabaissement la devroit em-| ec her. Or l’experience fait voir que cela n’est point, parce qu’onstille pas de fentir dans l’expiration , quoique plus foiblement que

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"j «m pu etre rcumes cc ramanees aans te temps que rair*p.ane Qansfans sen, a cavite du nez pendant l’infpiration, il est rette encore quelque cho-so«cm, ;6 clanz l’air qui repasse dans l’expiration : mais ce peu qui teile ne

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