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DES SENS EXTERIEURS.
fons, qui ont fonde cette approbation , eile les connoit St les voi^dans la simple idee de 1’objet.
IX. Les Mais comme 1’ame est sujette ä se tromper , (ainsi qu’il a ere dir)aversions n on feulement dans fes pensees expresses a 1’egard des jugemens qu’ell ene sont f a j c f ur } es choses qui fe passent hors de 1’Animal, mais ausii dans Icrjours°fon- pensees confufes ä 1’egard de ce qui fe fair au dedans j il faut suppo'dees siu-la ser qu’il arrive fouvent que les aversions & les inclinations , que Pon acontrarie- pour les odeurs & pour les faveurs, ne fönt pas toüjours fondees strte des cho- q es ut j]j tez ou f ur des contrarietez bien effectives , parce que les ideesque Pon a de Pagreable St du defagreable peuvent avoir ete formeeS'parce que p ar des jugemens precipitez. Et c’est quelquefois ce qui fait que deseu eat odeurs St des faveurs, qui ont deplu , deviennent fupportables p^'avol^ete Paccoutumance , laquelle dans ces rencontres n’est fouvent rien auti' efomiees chofe que la reformation des preventions St des jugemens precipitez :par des car q n ’ e q- p a z croyable que le long ufage qu’ on fait d’une chofe pust'jn?cipi- 1S ^ toüjours par lui-meme la faire devenir agreable ou infupportablejtez. mais cela arrive ausii parce qu’il donne le loisir d’examiner les chofeSj♦ St fait que Pame y trouve a la sin ce que dans le commencement ell en’y avoit pas apperqü ; qu’ elle connoit que ce qu’elle avoit juge util eou contraire , ne Pest pas tant qu’ elle 1’avoit cru ; St qu’ elle decoil'vre des utilitez St des avantages, qui etoient cachez, St qui avoiefl techape au premier examen qui en avoit ete fait.
D U
mouvement
DES Y E U X.
AVERTISSEMENT.
Omme tont ce qui appartient a la flruffluft &Vceuil se ressent de la noblejse de cet org^\dont les ufages contiennent ce qu’il y a deutile & de plus agreable dans la vie ; on neroit rechercher avec trop de soin & d’exaffd^ce qui peut apporter quelque eclaircifsement a tef'mattere . Jguoiqu’ elle ait ete deja traitee en plußeurs