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Tome second.
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DE L’ODORAT. II. Partie. 569 '

qu’ elles soicnt du genre de celles qui appartiennent ä la nourritu- |.^ le3 ou de celles qui ne touchent que l’Odorat, lefquefles peuvent ne f 0 s n t UIiaire du bien ou du mal en alterant d’une fagon ou d’une autre les utiles qu’iSprits 8c les humeurs. Et l’on peut dire auffi par la meme raifon, quelquesMe ce qui fait que des chofes, qui ont ete desagreables ou qui ont plü {•^'^ ICLl 'dans un temps, ne fönt pas le meme eiset dans la fuite, 8c que les en- • J nt, qui ont aime le lait 8c hai le vin , changent de gout lorfqu’ ils u, le dsepo-lo nt avancez en äge, c’est que leur disposition est changee ; 8c il y a sition sm-a Pparcnce auffi, que si ceux qui en se sorgant ä user des chofes qui leur S u | ier .^Jj usoicnt desagreables viennent enfin ä les fouffrir fans degout, ce n’est a .jouvent que le long ufage de ces choses, qui a eu la force jje changer bles des* e ür temperament. chofes qui

Enfin l’on peut conclure de tont cela, que ce qui fait l’agreable son s c0 "j x^ le desagreables des odeurs n’est point que l’ebranle'ment que les autres.j^jets odorans caufent dans l’organe ait quelque chofe qui de fosememe yn. Les°' e fle l’organe 8c lui foit nuisible , ou qui lui procure quelque bien: chofes^ais que c’est feulement que l’ame , qui a connu dans le commence- defagrea-*? c nt de la vie que les chofes , par lefquelles l’organe de l’Odorat etoitjc“ ^"et fiü d’une teile ou d’une teile maniere ^ etoient contraires ou conve- lsetre, oull ables ä tont 1’ Animal , s’est accoutumee ä les fui’r ou ä les rechercher parlea Ptes les avoir examinees; que eette fuite ou ce desir , qui alors etoit clian S e ‘ac compagne de reflexion für l’utilite ou für la contrariete des choses, le^mpTa fait enluite fon esset fans reflexion , 8c s’est changee en plaisir 8c en appone^plaisir j le plaisir ou le deplaisir des fens n’etant- rien autre chofe au ^ difpo-'jde la connoiflance que l’ame a par leur moyen du bien ou du mal fansle flexion,de la meme maniere que la haine ou l’amöur dans les aAionsletotales de l’ame est eette m£me connoiflance du bien ou du mal corps,4 ^and eile a eette connoiflance fans reflexion : parce qu’ apres que ou parPar Je moyen de la reflexion l’ame a juge plusieurs fois qu’une chofe ee,Lli fl ue .

- ^ utile ou contraire , eile fe forme une idee , qui fans exprimer bien ufj-‘ftinctement les raifons,qui ont fait juger les choses etre telles,repre- trofuit.*j C ute simplement qu’elles fönt telles : car il est vrai que le plaisir ou vm.Lese deplaisir, que nous fentons ä la premiere rencontre des chofes que differensaimons ou que. nous ha’issons, fönt des mouvemens tout-ä-fait ebranle-‘sterens de ceux que nous avons reflenti en examinant les raisonsj“^" ast ®Hui nous ont portez ä les aimer 8c ä les hast'; 8c je crois que l’on peut ne PontQ i e r la meine chofe du plaisir ou du deplaisir que nous reeevons par point cejens exterieurs , fgavoir , qu’ il n’est rien autre chofe qu’une ap-°bation habituelle des chofes, dont l’ame a plusieurs fois examine le.o^kdese-en öc le mal, 8c qui fait que fans recommencer ä examiner les rase greable,

Tome IF. Cccc fons,

*; 0 s ® iugement que l’ame fait de l’o'bjet du scns , par le moyen des ide'es que les refle-

1, f’utilite des choses lui ont formees dans le commencement de la vie , & qui d

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& changent en une approba tion habituelle, qui fe fait fans reflexion & lans exa-