DES CORPS. II. Partie.
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P“ e ) un tres foible les peut eloigner par un tres petit espace , 8e leurBonner le mouvement necesiäire a la propagation de la lumiere ; car011 peut supposer ce mouvement si petit que Ton voudra , & nean- •
^°ins le concevoir süffisant pour ebranler la retine de l’ceuil autant^'il saut pour la sensation de cet organe , ä cause de l’effet que la^obilite de ses particules produst, (ainsiqu’ il a ete dit) n etant pas^fficile de comprendre que le petit mouvement d’un corps peu mo-ue de sa nature en produise un plus grand dans un autre qu’il tou-ile §C qu’il pousie, si celui qui elf pousse se trouve beaucoup plusMobile par une dispositiori particuliere.
Toutes ces choles etant luppolees , il s’agit de faire voir que ce* 1 !; Lcffiffieme n’a point les inconveniens qui se trouvent dans 1'autre. i. LafonJTsiirQl fficulte du transport d’un corps dans un espace presque infini en un ces hypo-^onient ne s’y rencontre point, parce que je ne donne ä chaque par- thescs est:o lc ule des corps contenus dans cet espace qu’ un tres petit mouvement, j Xei f pt^ qu ainü la communrcation du mouvement dun corps a un autre, veniensest ä une tres longue distance , ne demande pas plus de temps quedel’autro.etoit proche, ä cause que pour cette communication il n’elt point? e cessaire que chaque particule du corps remue, par exemple , tout^. nes ’yair q U i est entre le ciel Lc la terre, parcoure un plus long espace dans^^/ou^sne grande distance que dans une petite , cela le faifant de meme que n ,ent par^nd la maln pousse quelque cbose avec un bäton ; car il est evident un espace3^ Ja main remue ce qu’eile pouffie ä une longue distance avec autant m ® m ea
Qe , , 1 r ,, , i a D , , un mo-
, piomptitude par le moyen d un long baton , qu avec un court a mentjIle petite distance , par la raison que toutes les particules dont le bä-d est compose etant jointes les unes aux autres , elles fönt toutes re-^ dees en meme temps. Or il est alle de supposer que les particules,l°dt le Monde est compose, fönt teliement serrees les unes contrej Cs autres , que quelque petit que Ibit ce mouvement que la lumiere3* r donne , il fe communique & passe des prernleres jufqu’aux der-e 5 r es fans foussrir que tres peu de diminution , 8c feulement autant3 d en saut supposer pour faire que l’eloignement rende les obietsQo >ns visibles.
j. ^ explication , qui a ete donnee dans le Traite du Bruit , poup fai-c Corn p r endre Comment le mouvement, que le froissement de deuxe jdP s excite dans l’air qui les touche , fe continue dans un tres long% nC \? ^.ebranle l’organe de Pouie , peut fervir ä lever la difficultei e$ e |’ 0 n pourroit faire ici en doutant que la liaison , que les particu-jjj - Un bäton ont les unes avec les autres, & qui fast qu’ elles fe re-da en , t toutes en meme temps, fyt pareille dans plusieurs autres corps,il ufquels la propagation de la lumiere ne laisse pas de fe faire ; cars e A Vr ai que quand les particules de fair ne feroient pas jointes en-^ir C uomrne les particules d’un bäton , elles ne laisseroient pas dee un meme esset pour la propagation du fön , que si elles etoient
Tome IF. Gggg liees