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Tome second.
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6i4, DE LA REFLEXION

qu’ilcom-iuppose en etre faite , comme si le corps, fur lequel la resiexion bernuniqueäfait, n’en avoit rien re$u : car la cornpreffion , que l’un & 1’autre d elautve, ces corps fouffrent, (ainsi qu’ il a ete dit) fair qu’ il est necessiire qu ele corps reflechi perde quelque chose de son mouvement, & que c£'lui contre lequel la resiexion se fair en reqoive une parcie , 8c qu’ elS elui soic communiquee ; en sorte que tant s’en faut que cerre perte oUdiminution de mouvement, non plus que cerre communication qU ls’en sixit d’un corps a 1’autre , doive empecher la resiexion , il fembl eau contraire qu’on peut dire que 1’une & 1’aurre y fert ; parce qu ele corps, qui enfrappe un autre qu’il rencontre,est d’autant pius difpO'se a recevoir le nouveau mouvement qu’ il aquiert dans la resiexion,qu’il perd plus de son premier mouvement , ce premier mouvemeO 1etant contraire comme il 1’est au lecond : & auffi plus il communiqU ede ion mouvement au corps frappe , & plus ee corps frappe est capa-ble de donner un nouveau mouvement a celui qui le frappe , celtecommunication de mouvement dans le corps frappe n’etant rien au-tre chose que l’enfoncement des parties du corps frappe , lefquelles rc,tournant a leur premier etat par la vertu de leur ressort repoussent !eIV. La corps qui les a enfoncees , Lc lui font avoir le nouveau mouvement qUlvraye «u-produit la resiexion. Et ainsi, plus un corps est pousse avec forecde ! a contre un autre, & plus il rejaillit avec force ; parce que la comprebesttaction ^ on ^ tant P^ us forte , plus l’impulsion du corps jette a ete violente,des corps E force du ressort est auffi plus puissante, parce qu’ eile est propor*compri- tionnee a la compreffion.

ku^rea'* Qy an ^ on jette une boule de bois fur un tambour , eile reflechi

coatre^" P^ us puissamment que si eile etoit jettee fur un plancher de bois, quol-qu’ eile perde plus de son mouvement dans le temps qu’ eile fait baif'qui se re- fer la peau du tambour , que lorfqu’ eile touche au plancher, qu’ eilepoussent ne fait pas baisser peut-etre de la dixieme partie de ce qu’elle fait baif-tente^e 6 " ^ er ^ P eau knmbour j il y a donc grande apparence que le mouve"leur res- rycnt que la boule a , lorfqu' eile rebondit fur le tambour, est un noN-sovc. yeau mouvement caufe par l’impulsion que la detente de la peau dutambour produit, & que c’est par cctte detente que la boule est pouf'see de la meine maniere qu’ une sieche est poussee par la detente dela corde de 1’arc , etant facile de suppofer que la premiere impulsivde la boule jettee fur le tambour fait le m£me esset que la main q ultire la corde de l’arc pour decocher la sieche.

11 n’est pas difficile encore de concevoir, que ce qui fe fait visib^'ment fur un tambour & par la corde d’un arc se rencontre auffi daN?tous les autres corps qui rebondissent paria meme raison; & que s’dfe void quelquefois que des corps tres durs & plus difficiles ä compri'mer font rebondir plus puissamment que d’autres qui paroissent phj scompreffibles, cela arrive parce qu’ iis ont un ressort tres dur Sc tresroide avec beaucoup de pefanteur; car cette pefanteur rend dans 1*

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