Vöyez
Tig.»5
ffui föntdifferen-tes , fui •vant Jesdiverses
que pro-duisentles diffe-rentes fl
DE LA REFLEXION
Car fuppofe que le plan AB ait les eminences ADE & HCB> ^est certain que l’ceuil F ne fgauroit recevoir du corps G d’autre s ß 'flexion directe simple & immediate que celle du rayon CF ; patcfjque les autres, comme celles du rayon EF, ne peuvent toucher l'oeu"Tab IV si u ' en pr'osiuiiant une seconde reflexion , qui eil la reflexion HE?’v ' laquelle se fait en frappant l’autre eminence ADE; & ainsi certe i' e 'flexion composee de deux manieres differentes de reflechir ne pet lCconserver i’idee simple de l’objct F, parce qu' eile est confondue av'£ ccelle de l’eminence HCB, & qu’ alors eile ne tient lieu en quelq uefagon que d’un second objetduquel part immediatement: le ray 011EF.
G’est donc du melange de ces diverses reflexions que les coulect 5fönt composees, n’y ayant rien de si facile que de fuppofer desres differentes dans les eminences , lesquelles reflechissent diversem^ 11 *la lumiete, & fönt par confequent qu’ eile va frapper 1’oeuiFenreflexions, manieres differentes. II est äffe d’etre convaincu de cette raifon , **l’on regarde deuxboules, dont l’une foit fort poliel’autrete; car on verra que celle qui est polie , reflechira la. lumiere fort vi “ve, mais comme en un point feulemenr, le reffe paroiifant fort& comme lans couleur , & lautre paroitra egalement coloree^anTcules toui:e E furface qui efkeclairee : car on ne peut rendre d’autre raE oI>qui'sont 6 ^ de ces Phenomenes, sinon que la furface de la boule polie‘ffay^dans la point d’eminence qui la rende inegale , la lumiere ne peut etre reß £ffurface chie vers l’oeuil qu’ a l’endroit für lequel-une reflexion directees corps-. £ tre . gj q Ue [ es eminences infinies , qui fönt für la furface de ^boule matte, fouraiffent une influite de reflexions , lesquelles cofflp 0 'fent la couleur qu’ony void: car on peut concevoir que le rnek»Econfus de tous les rayons reflechis en mille manieres differentesqui par confequent produifent dans l’organe des ebranlemens qui ne s ]fönt point fuivant l’ordre avec lequel ils fe fönt dans. Pobjet, prod^?le meme effet que feroit un tableau.que l’on auroit coupe en m 1 '^petites pieces ; car toutes ces petites pieces etant melees & confo 1 ^dües , au-lieu de reprelenter ce que le tableau representoit , nemeroient qu'une simple couleur; non plus que les differentes coüleurs qui fönt für la palette d’un Peintre , si l’on venoit a les mel eI 'unes avec les autres. t
XI. Les • Pour ce- qui est des reflexions qui fe fönt dans le bruit , elles i° ! .
differentes auffi, les unes etant confufes, & les autres distinctes,fönt pour Fest d’ume autre maniere. Les confufes fönt celles lesquelles ,1’ou'te fönt jointes avec k premiere agitation de l’air, que le choc des corps a P’ .auffi, duite , compofent le bruit, & fönt un tout qui paroit simple.ou c.onfa- reflexions distinctes-fönt celles qui frappent l’oreille , & fönt entep Afes, ffef- un bruit fepare du premier, que le choc des corps produit immed^j;«Reifes les njfiiit & c’eit ce que l’on appelle 1’echa t.car. l’echo n’est rien a ü ,