6§4 2. REPONCE DE M R . MARIOTTE
sang, ou d’autre liqueur, qui y font repandus, puissent nui re a ce ssentimens.; Lc merae il arrive quelquefois qu’un des doigts de Ia maisldevient pale & decolore, &alorsiln’apas le sentiment si vifqueles au-tres, comme sile fang contribuoit au sentiment en echausant les Nerfejou par quelque autre propriete. A 1’egard de la noirceur qui paroitdans la Choroi'de, eile est abfolument necessaire pour une Vision ex-quife, comme je 1’ai prouve dans ma seconde Letcre ä Monsieur PtC"quet & vous savez ausii bien que moi , que si on expofe du marbreblanc & du marbre noir au Soleil en Ete, le noir deviendra beaucoupplus chaud que le blanc ; Lc que lors qu’on ne peut alium er du papi el 'blanc au Soleil avec un verre convexe, on n’a qu’a le frotter d'enere,ou le falsi avec du suc de quelque herbe , ou de quelque autre .chbse>pour y faire voir le seu presque en un moment.
J’avois faitdesleinde montrer ici que la Choroide a plus de commu-nication avecleNerf-Optique, 6c ensuire avec le Cerveau, quelaRc'tine ; mais parce que vouspourrez voir les raisons que j’en donnedaflSma seconde Lettre äMonsieur Pecquet^ j’ai cru que ce seroit une eho-se inutile de les reperer. II me suffir de dire, que si parleNerf-Opd'que vous entendez sa moelle , 1’objection que vous me faites qu’il n'spoint de commerce avec la Choroide , est une petition de principe»puis que je soutiens que cette partie du Ncrf-Optique est insensible ala lumiere.
Je ne m’arreterai pas ausii a redire les raisons qui font dans la me-ine Lettre , pour montrer que la Retine n’est pas propre pour etrß1’organe de la Vision. J’ajouterai seulement, que sa premiere surfaceerant consideree comme indivisible, est un Etre Mathematique , quine peut produire ni recevoir aucun eflset naturel; & qu’etant conside-ree comme ayant quelque epaisseur, lespetits vaisseaux remplis defaslgqui s’y rencontrent, y causcroient des defauts considei abies de Vision,parce que les Cones de lumiere s’y termineroient, outre que sa mollesse la rend mal propre ä transmettre au Cerveau les impreslions de 1*lumiere , au lieu que la Choroide est tres-bien disposee pour cet es-set. On en voit 1'experience dans une longue piece de bois, ou dan sune longue corde tentlue: car la corde & la piece de bois tranfmettesltfacilement de 1’une de leurs extremitez ä l’autre, l’impreffion du cho cqu’elles reqoivent , ce que ne pourroit faire que tres-foiblement U"long amas d’une matiere semblable ä la mucosite dans les Organes desautres lens, qui ont tousbeaucoup de raport a la Choroide : ce q uldoit faire juger quetoutes les sensations se font par le moyen des meM-branes qui procedent de la Pie-mere, defquelles les Nerfs font revetus»& que la moelle du Nerf ne fertqu’ä contenir les efprits., ou les subti-les siqueurs, qui fervent aux mouveraens , & a quelques autres u&-ges.
II ne me reste done plus, Monsieur „ qu'a parier des deux causes
que