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Tome second.
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783
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DES FONTAINES, I. Pastib. 783

parier , je ne m'arreterai point ä difcuter le surplus de fön opinion , Vayantfait juffifamment comme je cröifur celles des autres. Je dirai feulement dl'egard de Texperience qtC a fait Magnanus , sie l’eau qui a monte , com-me il dit dans ce cami de verre , n'en peut pas defcendre , Iß'qif eile y de-metire tonte enticrc sans cn laijfer aller une goutte j nous en parierons plusamplement en la feconde partie de ce Difcoürs.

M. ROHAULT.

J Acques Rohault qui a fuivi l’opinion de M*. Defcartes für le fait desfontaines, comme en toute surre chose, dit dans Ton Traitd de Phy-fique , imprime a Paris en 1671. Que bien qu’on ne puifie consi-derer l’örigine des Fontaines sans quelque forte d’admiration , il ne M»lemble pas neanmoins que la recherche de cette origine Ibit une chosefort difficile ; puis que quand on voit , dit-il, que les sources 6c lesRivieres qui en fönt les amas, coulent toüjours, qp’elles entrent dansla Mer , 5c qu’elles ne Ja fönt point enfler ; il saut conclure que c’esteile qui leur fournit fes eaux , 6c que la Terre etant ouverte en plu-sieurs endroits , il est aife aux eaux de la Mer de passer 6c de coulerpar tout ; 6c que pour ce qui est de les faire monter en haut il saut,dit-il, qu’il y ait quelque raison pour cela, laquelle il explique apresavoir refute les diverses opinions des Philofophes für ce fujet ; 8c diequ’on peut raifonnablement penfer que ces eaux fönt reduites en va-peurs par la chaleur qui se rencontre dans les entrailles de la terre j,qui est teile qu’ on Texperimente meme d’autant plus grande qu’on ydefeend plus bas, 6c que les vapeurs ne pouvant s’etendre ni continuereommodement leur mouvement en fe repandant vers les cotez oü il ycn a en meme-tems d’autres qui tendent ä le dilater , c’est une neeeffi-te qu’elles fe portent vers le haut des montagnes; ce qui est si vrai,dit-il, qu’ il y en a meme qui s’ elevent jufque dans Fair , oü elles ler-vent enfuite ä former 6c compofer des pluyes , de la neige, 6c de Ja;grelle. Que ces vapeurs etant ainsi parvenues ä la superficie de la ter-re rencontrent de la froideur qui leur fait perdre la plus grande partie-de leur mouvement, 6c par consequent les fait arreter , 6c lä fe glif-fänt les unes pres des autres compotent des petites gouttes qui fe jpi-gnant enscmble descendent par leur pefanteur vers le bas, 6c fönt quel-que filet d’eau qui fe joignant ä un autre 6c ceux-ci ä d’autres, com-pofent une veine d’eau qui pallant par les sentes de la terre est condui-te hors la montagne , ik fait ce que nous appellons une fource d'eawvive ou une fontaine ; 6c parce que le fei ne peut pas s’elever en va>peur avec les parties de 1 eau douce oü il est meile, de lä vient que les*eaux des fontaines fönt douces.

Sie*