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Tome second.
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DES FONTAINES, II. Partie. 795

seront plus eloignez. II n'y a rien qui sott eloigne que par la compar aisonde ce qui efl proche ; £ 5 ? il n'y a point de raison pourquoi je M puijse foüillerqu' en an Heu eloigne de celui par ou cette eau efl entree. Quel charme ya-t-il qui ecarte d’autour de ce lieu-ld les gens qui voudroient entreprendred'y eher eher une fource ? ne peut-on pas foüiller par tout des puits & desfontaines ? (3 deß le fentiment du Pere Francois : ces endroits iloignezfönt-don-c par tout , & Ion .peut les rencontrer par tout.

spuant ä ce que difent les autres , que cette eau coule entre deux terresfur ce limon gras 13 delie , jufques a ce qu' eile ait rencontre quelque fablepour le penetrer : Je diraijpremierement , que cela eß une marque qu' il nya pas par tout de ces endroits penetrables : De plus que fi cela eß , il sautque les eaux qui entrent dans la Terre par ces endroits-lä , foient bien for-tes (3 en grande quantite quand elles y entrent , pource que dans le cbeminqu' dies ont fait pour trouver de ces endroits penetrables , elles ont rencon-tre d'autres eaux qui fe joignant enfemble doivent faire un ruijfeau tonßde-rable , de meme que Von voit que Veau de Ja pluye qui tombe für le toitd'une maifon , qui vers le faiße eß peu de chofefait neanmoins un.ajfezfort ruijfeau dans la pputiere qui la refoit. Or un ruijfeau de cette qualitefür la Jene fe feroit voir , (3 depuis le tems qu il coule (3 qu il entre ainßdans la Terre , il devroit avoir eigpraine avec lui le fable avec la terre , (3avoir fait une efpece de goujfre jufqu' ä la glaife.

De plus , ou il y a beaucoup de ces endroits penetrables für les plaineshautes , ou il y en a peu ; s'il y en a beaucoup , Von en devroit rencontrerfouvent , & ils fe devroient faire voir ä l’ceuil , comme j'ai dit , puis quexes ecoulemens ne fe fönt que fous le labour des terres , (3 pur maniere dedire dans les fillons. Si aujß il n'y a pas beaucoup de ces endroits la , l'eauqui y entre en doit etre plus forte 13 par confequent encore plus vifible j J3cependant on n'ajamais rien vü de femblable h tout cela.

Il eß vrai que für .les plaines hautes l'on voit quelquefois des Saules &autres arbr.es (3 plantes aquatiques pafmi lefquels il fe trouve de l'eau:mais ce n eß point de celle dont nous parlons , c eß plütbt de l'eau qui fortde la Terre , que de . l'eau qui y entre , & ces eaux-la fönt des efpeces demares fouterrains , fi cela fe peut appeller ainfi ; je veux dire que ce föntdes eaux amafees enfemble que la Terre n'a pu boire ; qui Vaiant pe-.netre'e , ä caufe qu'eile a ete labouree, , s'ecoulent doucement ou elles peu-,vent , i3 fönt en quelques endroits des puits ou de petit s mares , felon que leterrain y eß difpofe. •

Al'egard de ce ruijfeau de föntaine qui fe perd dans la Terre Jans qu' on.s'appergoive Comment : je dis que , pour faire que de l'eau fe perde comme. celle de ce ruijfeau de fontaine , dont nous venons de parier , il saut qu' e l-. le coule de mime que celle de ce ruijfeau , afin que par fon abondance con-tinuelle £ 5 ? par fa pefanteur eile fe fasse un chemin clans la Terre par .quel-que endroit fablonneux qu' eile aura rencontre en ruijsellant. Si l'eau deia pluye fai/oit für les plaines hautes de forts ruijfeaux coulans toujours 9

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