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Tome second.
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DES FONTAINES, II. Partie. 797

marquer aux gouttes d'eau qu on jettc contre des fenetres de verre , lesquel-les y demeurent ’attachees jufques a ce qu on y jette d’autres gouttes qui fejoignant aux premieres en fujfisance les fönt enfin defcendre en bas.

Ce n’eft pas encore afi'ez. S'il arrive qu on difcontinue pour quelque temsde verser de l’eau , iß que cependant il vienne quelque rayon de Soleisquelque haste quelque vent sec , la terre se sechera par le deffus , iß cettefe eher eßfe gagnera avant plus ou moins selon le tems qu’ il fera ; iß fi aprescela on rejette de l’eau dejfius ne faudra-t-il pas qu eile remomlle cette terredeffechee , comme fi eile ye l'avoit point ete , ainfi qu’ il se voit par notreexperience cfcdejfus rapportee ? Et fi Ton ne jette de l'eau für cette Terreque par de semblables intervalles , iß autant qu’ il en saut steulement pourla tenir frakhe iß humide , il ne descendra rien en bas , iß toute cette eaufera perdtte iß de nul fucces pour la Penetration qu’ on avoit entreprifie.

Si la penetration de la Terre fe fait de la forte que je le viens de dem-re ; iß s'il efi vrai , comme perfonne n’en doute , que ce fonds de glaise outerre arjgiletise , für laquelle s’arretent les eaux de la pluje quand elles paf-sent au travers de la Terre sehn cette Opinion , efl ordinairement ä dix-huit ou vingt pies de profondeur , quelquefois d trente für les plaines hau-tes: Il saut pour faire que les eaux de pluye descendent jufques l 'a , qu’ el-les moiiillent toute cette epaiffeur . de vingt ou trente pies , iß que toutes lesparcelles de terre en foient humedees iß moüillees amplement par toutesleurs fur faces , avant qu’ H puijfie paffer une feule goutte d'eau au travers,pour fe venir mettre für cette glaise dans ce receptacle. Il saut aujß quetoute cette epaiffeur de terre demeure toujours mo'mlUe de la mime faiyon ,afin que les eaux qui viendront par apres a tomber deffus , la puijjent pe-netrer fans decket ; fuivant la meme experience.

Cela etant de la forte y a-t-il apparence que les pluyes d’un hyver : caril n’y a gueres que celles-lä , fuivant Vitvuve , qui puijjent etre confide-ries ; que les pluyes mime de totste une annee puiffent mouiller tant de ter-re , iß* qu’ il en refie encore affez pour defcendre au fonds für cette glaisepour fournir d ces ecoul emens de fontaines , de fleuves iß de rivieres , auffigründs iß auffi contimels qu’ ils fönt ? 7 a-t-il apparence que ccs pluyesd’hyver , qui ne fönt ordinairement que de legers broüiUards qui tombentcomme de la poussiere , iß dont la terre fe trouve momllee , fans qu’ on fla-che presque pourquoi , puiffent couler entre dettx terres , iß faire des ruis-se aux vifibles iß affez forts pour entrer dans la terre comme feroient ceuxdes fontaines vives iß toujours coulantes , par ces endroits ejoignez iß in-connus ?

Les pluyes sott ä’Hyver soit d’Ete , sont-elles fi continues qu’ il n’arrivedes intermifiions , pendant lefquelles le deffus de la terre ne vienne d fe fiecheriß perdre ainfi les difpofitions neeeffaires d la penetration ?

Ne faut-il pas auffi considerer les grandes evaporations qui fe fönt deseaux quand elles fönt tombe'es fur les terres nouvellement labourees , dontles parcelles qui les ant re$ues les expofent ä Tair , iß lui donnent une ß

I i i i i 3 grau-