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Tome second.
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Lrr DE L’ORIGINE

la Riviere, Sc qu’il se fait la une cavite oü il demeure beaucoup d’eauqui ne peut s’ecouler dans la Riviere avec le reste, ou bien qu’il serencontre quelqu’ un ou plusieuvs de ces bastins dont nous avons parle,plus grands qu’en d’autres endroits, les eaux qui y demeurent pouvancfournir aux evaporations continuelies , les sources qui en sont produitescou'lent d’un cours continuel & presque toüjours egal , ä cause qu’il ya de la matiere süffisante pour les entretenir en cet etac: mais quandcerte glaise a sa pente vers Ia Riviere , 8c qu’ il n’y a que peu de cesbaffins, ou qu’iis fönt petits, ou qu’il n’y en a point du tout; & quepar ce moyen 1’eau qui est dans ces fahles s’ecoule vers la Riviere , Lcque ces baffins etanc petits sone bien-tot vuidez, les fontaines en re-*goivent des diminutions differentes, Lc quelquefois, tarislent entiere-ment: comme auffi au contraire quand 1’eau des debordemens des Ri-vieres s’est elevee astez pour entrer dans des baffins Lc fur des lies deglaise plus elevez que les ordinaires , ce qui n’arrive pas souvent j alorscomme il y a une plus grande matiere pour 1’cvaporation , les sourcesen deviennent plus fortes Lc ont des ecoulemens copieux Lc tsoondansplus qu’ a 1’ordinaire.

Ces lits de glaise für lesquels je dis que s’arlete 1’eau que la vapeura prodüite pourroient faire quelque difficulte, Lc !’on me pourroit direque tant s’en saut qu’il n’y ait des fontaines qu’aux lieux oü je disqu’il y a de ces lits de glaise , qu’au contraire ce somit en ces lieux-laqu’il devroit n’y en point avoir , par la raison que cette glaise doitvraisemblablement empccher la vapeur de monter plus haut : car alorsleau enquoi eile so somit convertie s’ecouleroit en bas au lieu d’oü eilee-toit venue en vapeur Lc ne somit point de sources. Mais la reponsequ’il y a ä cette objection est, que cette glaise etant de meme tempe-rature de chaleur ou de froidure qtie la terre qui la soütient Lc qui la‘couvre , eile isempeche point que la vapeur la penetre comme eile afait Pautre terre ; cette vapeur continue de monter jusques a ce qu’ ei-le ait trouve ce qui la petit faire reioudre en eau , & alors eile defcendfur cette meme glaise qu’elle ne peut plus penetrer erant devenue eaucomme eile avoit fair quand eile n’etoit que vapeur. Cela se peut ai-sement comprendre par une experience facile a faire : Mettez de 1’eaudans un pot, couvrez-le de papier, & par dessus mettez y son couver-cle accoütume , faires boiiillir 1’eau durant quelque tems, puis ötez lecouvercle , vous verrez que le papier fera tout couvert d’eau , Lc quecette eau ne pourra'passer a travers ce papier pour tomber dans ce pot:cependant cette eau est venue de la vapeur de celle du pot qui a mon-te Lc qui a traverse ce papier sans aucune difficulte , a cause qu’il emitentre 1’eau boiiillante Lc le couvercle du pot , Lc qu’il s’est trouve dememe temperature que toute la capacite du pot jusques a son couver-cle: Mais quand cette vapeur a rencontre le couvercle dont la tempe-rature & la solidite disserentes de celsos de la capacite de.ee pot,,1’ont

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