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Tome second.
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8’i DE L’ORIGINE

ve il y en a beaucoup quand il a beaucoup plu. Tout cela ne me dicpoint ni Comment certe fau de pluye entre dans ces puits, ni ausiiComment certe horloge fait marcher fön aiguille’avec tant de justeste:Comment eile fait sonnet ä son timbre les heures si ä propos, &c. Etcomme je me puis imaginer plusieurs moyens pour l’un &c pour fau-lte , ce ne sera pas par ces principes connus que je les decouvrirai.Est-ce que M r . Huygens qui a invente l’horloge a pendule , n’a rieninvente de nouveau ? Les gens dont je parle diront que non , pour-ce que cette maniere d’horloge , diront-ils , est faite comme une au-tre ; eile a non feulement un coritrepoids ou un reslbrt comme lesautres horloges , mais austi eile a des roues 8c des pignons, avecles memes nombres de dents que toutes les autres > 8c que cette petiteVerge de fer qui va d’un cote 8c d’un autre , oit est toute la disteren-ce , est trop peu de chole pour en faire tänt de cas 8c s’ecrier commeTon fait. Quant a ce qui est de ces grands reservoirs d’eaux dont l’an-tiquite a fait mention fous le nom de lacs foüterrains} J’oferai dire queceux qui en onc parle ne fgavoient guere ce qu’ iis difoient. Iis vou-loient que ce fustent des eaux vives 8c eternelles , 8c cela ctoit plütottine couverture ä leur ignorance qu’ une veritable penfee fondee furqueique chofe de solide, inusti Arifiote l’a condamnee comme etantsans apparence, 8c si ceux qui 1’avoient avancee 1’eust'ent concue iis sefyssent mieux expliquez qu’ iis n’ont fait. J’ai fait voir dans la refle-xion fur 1’opinion d 'Arifiote que ces lacs foüterrains etoient imaginai-res 8c inutiles pour les fources de la faqon qu’iis sont rapportez.

Mais je n’ai rien ä repondre ä des gens qui raifonneroient de la sor-te: ce n’est pas d’eux que j’ai entendu parier au cornmcncemcnt de ceDiseours, quand j’ai dit que je m’etonnois pourquoi tant d stabiles per-sonn;iges traitoient 1’Origine des Fontaines avec une si grande negli-gence, & pourquoi iis ne metoient pas une partie de leui applicationa cette recherche j si de telles perfonnes y avoienr pense plus profon-dement, iis fe seroient avifez austi-bien que moi de ce qui m’est venuen l’efprit; 8c s’ils n’en avoient ete perfuadez iis en auroient du moinsfait la remarque, 8c auroient par avance resute mon paradoxe. Car siPon y prend garde pas un de ceux qui ont traite cette mutiere , nonpas meme Lydiat ni le Pere Schottus , qui en ont ecrit de propos deli-beie, ne Pa äprofondie ni fait feulement de reflexion fur 1’abondan-ce ou modicite des eaux des pluyes; ni fonge ce qu’elles peuvent de-venir , ni fur ces eaux douces qu’on trouve par tout fous les plainesbasies 8c dans le fond des montagnes j pas un n’a voulu examiner lapoffibilite de cette pretendue penetration de la Terre par les eaux dela pluye , ni considerer de pres ces pretendues fources du fond de laMer 8c des Rivieres, 8c tant d’autres circonstances que je n’a i pas re-marquees, & qu’aslurement iis auroient decouvertes plütot que moisstls y avoient äporte le meme sein avec lequel iis sont leurs oblerva-

tions