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Tome second.
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Lzo DE L’ORJGINE

deux bases enfoncees dans la terre, & dbnc on ne verroit que le tiers:eeue arcade tient d’un cote seulement ä une longue suite de rochersescarpez 8c assez hauts qui bordent la cote en cet endroit, en remon-tant selon le cours de la riviere ; c’est par cette arcade que l’on entredans ces grottes en traversant quelques broussailles. L’entree n’est pasdifficile d’abord , mais quand on a marche quinze ou vingt pas, leterrain qui s’eleve Ibus la, voüte, laquelle est ceintree comme 1’arcade,oblige a se baister pour passer dessous 8c pour descendre subitement furle vrai terrain ou platfond de la grotte. Elle paroit d’abord de Ia lar-geur de huic ou dix reifes ; mais sa longueur qui est de deux a troiscens reifes, ne se peut appercevoir a caule des tenebres de ce lieu qu’ilsaut eclairer avec plusieurs flambeaux. L’on voic seulement que lescongelations fönt fort blanches comme si elles etoient de plätre. A'raesure qu’on avance la voüte semble s’elever , feit qu’en esset eiles’eleve , (oit que le terrain s’abaisse , ou tous les deux enfemble ; endes endroits eile paroit haute de vingt pies, en d’autres de vingt-cinq,8c en d’autres de trente. 11 y a deux ehern ins pour aller dans le fondde cette caverne qui se rejoignent ä trente ou quarante reifes de la *celui de main gauche est plus difficile ä caufe des pierres ou congela-tions qui ferment le passage , 8c qui ne laissant qu’une petite Ouvertüreobligent ä se baisser-beaucoup 8c ä ramper, par mattiere de dire , enplusieurs endroits; l’autre est plus ouveit & avec moins d’embarras,si ce n’est que le fonds für lequel l’on ehemine est comme par tout ail- .leurs fort inegal ä caufe des pierres qui y fönt ä toutes fortes de hau-teurs, & qui font broncher lourdement ceux qui ont attention ä re-gar der les singularitez de lieu ; 8c ä caufe d’une terre graste , humide8c inegale en hauteur qui est entre ces pierres, für laquelle il est diffi-cile de s’empecher de glissen L’elevation , la largeur 8c la longueurde cette voüte toute de pierre, font un echo ou retentiflement fortagreable qui fair durer long-tems le bruit qu’on y fair, 8c qu’on ern-tend comme rouler bien loin dans la profondeur obscure de cette ca-verne. Toute cette voüte est ornee de congelations qui font des poin»tes ou culs de lampes de toutes grosseurs 8c qui descendent en bas, lesunes plus, les autres moins avec une diversite admirable ; les cotez enfont ornez austi, oü s’etant assemblees elles font des avances de temsen tems fur le chemin qu’elles interrompent; 8c quand on les consi-dere de pres on y remarque des rustiques merveilleufes qui represententdes rochers, des montagnes, des plaines, 8cc. semblables, comme j’aidit , ä celles qu’ on fair dans les grottes artificielles des jardins , maisqui n’ont point fans comparaifon la beaute ni le genie de celles-lä. Lescohgelations qui pendent de la voüte descendent quelquefois jufqu’äterre, oü s’amassant 8c se joignant enfemble elles font pareillement descorps ou maffifs dans le milieu du chemin qui representent auffi desemblables rustiques; quelquefois il semble que ce soient de ces cha-