Band 
Tome second.
Seite
844
JPEG-Download
 

844. DE L’ORIGINE

ecoulemens etonnans de quelques-unes qu’ iis appellent sources, com-me ce que j’ai remarque qu’ auroit ere la riviere d 'Efiampes ä Paris , 6 cque sont les rivieres de Drome 6 c d’ Aure en Normandie fur le bord dela Mer , 6 c enfin celle de Loiret pres 0,‘Orleans : Ainsi donc quand jedis qu’ il ne resteroit guere de sources qu’oo put appeller veritablementsources , je veux dire sculement qu’ il n’y en auroit pas tant ä beau-coup pres de ce que Ton croit : Mais cela n’empecbe pas qu’il n’en.reste une prodigieufe quantite. Secondement je croi avoir fuffifamment.prouve que la penetration de la Terre par les eaux de la pluye ne sepeut faire, tant par la maniere dont j’ai fair voir qu’ eile se doit faire,,s’il s’en fait quelqu’une , que par les experiences 6 c les reflexions que.j’ai faites für Magmnus. En treißeme. Heu , quand il pafleroir quelqueeau ä travers la Terre , comme j’en suis demeure d'accord en certains.cas, il ne s’enfuit pas que cette sorte de penetration puisse faire coulerdes eaux comme l’on voit que coulent celles-dont nous parions. Il est.vrai que j’ai dit qu’on voit für quelqucs plaines hautes de l’eau qui fortde terre 6 c qui caufe des mares 6 c des puits 5 6 timmediatcment apres jedis que le ruisseau d’une fontaine so perd quelquefois en entrant dans laterre, 6 c de la on voudroit prouver non sculement l’objection qui m’estfaire : mais encore detruire Timpostibilite que j’avance de la Penetra-tion de la terre par l’eau de la pluye. Mais quoi que je fois demeured’accord dfe tout ce qui est dit ci-dessus , l’on ne peut pas en tirer cesconsequences: car ä l’egard de la penetration 6 c de ce ruisseau de fontai-ne ,,il ne saut que voir ce que j’en disrEt a l’egard du puits produit parcette eau fu^ une plaine haute,il n’en refultera rien non plus contre ceque j’ai avance : car cette eau dont je parle qui fait quelque mare oüquelque puits en descendant par quelque endroit fablonneux 6c heureufe-ment difpose pour cela, ne coulera ä travers ce fable que jufques ä ceque la terre d’oü eile vient so soit egouttee; 6 c des que cette eau cesse*ra de couler, ce qui arrivera un peu apres que la pluye fera cessee , lamare iechera 6c le puits tarira : ou s’il ne tarit pas , ce lera ä caufequ’ il so fera mis beaucoup d’eau en referve autour de lui dans le tuf,qui fera d’une grande etendue 6c en forme de bastln comme dans uneciterne, laquelle eau ne fortant de ce puits qu’ a mefure qu’elle en se-ra tiree, durera veritablement plus que la. mare 6c ne tarira pas st-tot:mais st l’eau de ce puits avoit un ecoulement continuel comme l’eauqui l’a produit , il ne dureroit pas plus de tems qu’ eile ; 8 c cet 6 cou>lement qu’on voudroit appeller une source auroit aiKant d’intermiffionsqu’il arriveroit de cessations 6c de renouvellemens de pluyes , 6c alorseile scroit semblable aux sources que 1 e Pere Schottus nous a dit queproduisoit le torrent qui passo it pres de fon College en Sicile. , quandil avoit coule quelque tems: mais une source vive , 6c c’est de celles-lädont nous parions, qui coule incessamment durant tonte une anneedont les diminutions 6 c les,>accroisseraens fönt reglez gar le Primteras

&