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Tome second.
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DES FONTAINES, II. Partie. 84s

8c par l’automne , ä qui les pluyes accidentelles 6c incertains de l'Ete»comme fönt les orages qui causent lcs torrens, n’apportent aucun chan-gement , doit avoir un autre principe de la continuite de fön ecoule-ment, que l’eau retenue en referve dans le tuf des plaines hautes, dontla capacite ne fgauroit etre süffisante pour fournir ä toutes les fourcesqui decoulent fur les collines d’alentour durant toute une annee. Carencore que felon moi les Rivieres qui coulent toüjours 6c avec plusd’abondance que les fources, ne coulent que des eaux retenues dansles fables, comme j’ai dit: neanmoins la tnaniere dont fe fält la di-stribution de ces eaux pour fournir ä leurs ecoulemens, est tout d’uneautre faqon que ne fgauroit etre celle ny d'e ces fources de mares nydes autres : Ces eaux retenues en referve dans ces fables, entrent dansles rivieres par plusieurs endroits, les uns plus hauts les autres plusbas, fucceffivement les uns aux autres toüjours en descendant de plusbas en plus bas, felon que le courant de la riviere baiste, comme jel’ai remarque. Et cette distribution est tellement bien ordonnee,que quand le courant de la riviere est eleve les eaux de referve nefortent que par les ouvertures qui fönt de niveau avec le courant, 6cles autres fönt retenues fans pouvoir fortir , par l’equilibre qui fe gar-ste des unes avec les autres, fqavoir de celles du dedans avec celles dudehors; 6c quand le courant barste, ces eaux de referve baisicnt auffi,ßc les ouvertures par lefquelles elles s’ecouloient ne donnent plus d’eau,ce fönt celles qui fönt au defiöus , 6c ainsi jufques a la plus basie : Deforte que 1’on pourroit dire que si une riviere etoit une fource, eileauroit des ouvertures pour le Printems, d autres pour l’Ete , d'autrespour l’Automne, 6c d’autres pour l’Hiver , les- unes plus bastes, lesautres plus hautes : mais les fources qui n’ont qu’ une feule ouverturepar laquelle , Ete 6c Hiver elles fönt couler leurs eaux , devroient neplus couler des que la premiere superficie de leur refervoir fe feroit e-coulee6c s'il demeuroit encore de l’eau dans le tuf ou refervoir foü-tefrain , eile n’en pourroit pas fortir ä caufe qu’ eile feroit plus hasseque fon ouverture, 6c demeureroit ainsi inutile, quelque quantite qu’ily en püt avoir; 6c pour faire ecouler toute cette eau , il faudroit, oufaire une ouverture plus bas, ou si cela fe pouvoit, foülever le sonstste ce refervoir 6c le pencher de meine qu’ on fait ä un muid de vinpour avoir toute la liqueur qui y est. Ainsi donc quelque amas quipüt s’etre fait dans la terre par le moyen de cette penetration,. il de-meureroit inutile des le commencement du Printems quand fa super-ficie fe feroit abaissee jufques au dessous de cette ouverture; 6c si l’onvouloit que l’ecoulement qui auroit commence continuat de fe faireavec egalite , il faudroit qu’il revint d’autre eau avec egaÜte pourfortir toüjours par la meme ouverture: Or cette egalite ne so fqatr-roi trouver dans les pluyes , de meme qu' eile so trouve dans le courZ-stes fources z auffi voit-on que la diminucion qui so remarque aux fon-

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