PRÉLIMINAIRES GENERAUX.
I
PRÈLIIVIIH.AIÏIES UÉIfÈB^U35»
GÉOGRAPHIE MATHEMATIQUE.
§ 1. Système planétaire.
rour déterminer d'une manière absolue les appareilles positionsdésastres dans le ciel et la situation îles lieux sur la terre, abstrac-tion faite des lieux voisins ou éloignés , on a partagé notre globe etle ciel par un certain nombre de lignes, qu'il faut savoir distinguerpour aborder avec fruit une étude géographique quelconque.Voulant épargner à nos lecteurs la peine «le recourir il plusieursouvrages, nous rassemblons ici ce qui concerne les plus impor-tantes d’entre elles. INous en ferons aillant pour les di lièrent es dé-nominations données aux diverses parties constituantes de lasurface terrestre. ( tu aura soin de se rappeler, que la majeure partiedes lignes ayant été inventée en des temps où l’on ignorait le vé-ritable système planétaire, il 11 e faul pas prendre leurs dénomi-nations à la lettre, mais bien les rapporter au système réel, qui estle suivant :
Le soleil, immense globe, lumineux par lui-même, suspendu dansl’espace par reflet îles admirables lois de la grav italien universelle,entraîne par l'effet de ees mêmes lois autour de lui des globesmoindres opaques, appelés planètes, qu’il éclaire et échaudé de salumière et de sa chaleur, et qui, au nombre de onze connues, entournant autour de lui dans un laps de temps plus ou moins con-sidérable, tournent en même temps sur eux-mêmes clans un lapsbeaucoup moindre : noire terre est une de ces planètes. Sa formeronde est légèrement altérée aux pèles (K. plus bas), vers lesquelson remarque un aplatissement sensible. Sa rotation sur elle-mêmeou diurne s'accomplit en 23 heures, f>(i minutes, 4 secondes; sarévolution autour de 1 l’astre qui lui donne’ la vie, en 3(5 jours,5 heures, 48 minutes. La première produit la succession invariabledu jour et de la nuit ; la seconde, celle des saisons.
§ 2. Horizon. — Points cardinaux.
La situation absolue des lieux sur la terre se marque au moyendes cercles de latitude et de longitude. Pour arriver a comprendrece que sont ces cercles, plusieurs définitions sont nécessaires.
Le globe de la terre est entouré de tous côtés par l’infini danslequel se meuvent et les astres que nous voyons, et ceux qui sontpour jamais dérobés à notre vue. Cet infini est limité pour nouspar une sorte d’enveloppe en forme de coupole, ordinairement decouleur bleue; nous l'appelons ciel ou eikmaihent. Quand noussommes en rase campagne, ce dème magnifique semble poser detous les cèles en ronu sur la terre ; le centre du cercle cpii bornealors de toute part notre vue, se déplace avec nous: ce cercle senomme horizon sensible. INous 11 e pouvons voir que la pari ie du cielqui est au-dessus de lui ; il est un autre horizon , appelé kationel,qui embrasse les cicux, dont le plan coupe la terre en deuxparties égales entre les pôles, et au-dessus duquel les astres doivents’elre élevés, pour que nous les apercevions.
Le point de cercle, au-dessus duquel h* soleil paraît se leverchaque malin, se nomme’ Oiuent, Lev ant ou Cst. Il l’ail face à unpoint, au-dessus duquel l’astre semble chaque soir se coucher, etque l’on appelle pour celle raison Occident , ('.oik.iiant ou Ocest.
Du levant au couchant, le soleil semble décrire dans la coupolecéleste un cercle demi il atteint, le sommet à l’heure de midi. Cecercle 11 ’est point dans nos climats perpendiculaire sur nos têtes (f)il est plus ou moins incliné, selon la saison. Le sommet de sa courbe,abaissé par la pensée , sur les cercles de l'horizon, y marque àégale distance île l’est et de l’ouest le point du Midi ou du Sru quifait face à un point (pion appelle Nord, Septentrion. Ces quatrepoints ont le nom général de Points cardinacx : ils partagent,comme on sait 1 horizon en quatre quarts de cercle. On a placécuire eux quatre points intermédiaires qui partagent en deux par-ties égales chacun des quarts, et qu'on nomme, suivant leur po-sition , Smi-IÀsr ou Si d-< (lest, !Noiu>-Kst ou INoiid-Oi est.
Ces différents points servent à marquer la situation relative deslieux ; ainsi, 011 dit l’ouest et l’est de la France , le nord cl le sud deParis . Dans ees phrases , la surface de la f ranco ou celle de Paris représente l'horizon. On dira aussi Strasbourg est à l’est de Paris ,et Brest est à l'ouest. Paris représentera dans celte phrase le centrede l’horizon.
§ 3. Potes.
Dans sa rotation diurne , la terre tourne autour d’une ligne quel’on peut, s'imaginer passant pur son centre, et aboutissant tou-jours aux mêmes points de la circonférence , points qui correspon-dent toujours aux mêmes points du ciel (2). (.elle ligne se nommeAxe ( comme l’on dirait essieu ), ses points extrêmes sont les Pôlesterrestres ; prolongé!' dans la région des astres , elle y marque lesrôles célestes : l’un, qui est, le nord absolu, ou pôle du nord et quise trouve à noire gauche , quand nous saluons l’orient ; l'nuire, quiest le pôle sud , et qui se trouve alors a noire droite. ( lu reconnaît
I - S’il l'élait, il inai(iiier:iil au-dessus de nos tètes dons le ciel, noire zénith,dont l'opposé, dans l’anlre hémisphère, sérail noire nadir , on se trouvent nosANTtl’ODKS.
(2) Abstraction faite de lu nutation, dont nous n avons pas a nous occuper ici.
d’ailleurs le premier à une brillante étoile que, dans nos climats ,nous voyons toujours au-dessus du pèle terrestre correspondant.Cette étoile, appelée polaire, fait partie d’une constellation ditevulgairement petit chariot (petite ockse), et voisine du grandchariot, «pie le premier berger venu sait montrer.
Arrivons maintenant aux cercles de longitude et de latitude.
A égale distance des pôles, en prenant pour centre le milieu del’axe terrestre, et perpendiculairement à eet axe, traçons uncercle sur la surface terrestre. Ce cercle div isera le globe en deuxparties ou hémisphères égaux ; l’un , vers le pôle nord , s'appellerahémisphère nord; l'autre, vers le pôle sud, hémisphère si d. Le cerclelui-même port (Ta le nom d Equateur terrestre (1). Tracé dans larégion des astres , ce sera I’Fqiiateuk céleste.
Maintenant, prenant pour centre le même centre de la terre,traçons sur la surface du globe un cercle (pii liasse par fun et l’au-tre pôle, et par l'endroit où nous habitons. Ce cercle sera notreMéridien terrestre. Il partagera le globe en deux parties égales;l’une, à notre orient ; l’autre à notre occident, et coupera l'équa-teur à angle droit. INous lui donnerons ce nom de méridien, parce(pie le soleil, venant de l’orient, et allant à l’occident, sera im-médiatement au-dessus de lui à l'heure de midi (ou le rencontreraà eetle même heure, si nous le faisons passer par les pèles céles-tes) ; et cela est de toute évidence, puisque ce méridien diviseranotre horizon en deux parties égales, de l'orient à l'occident.
Il résulte de là : que tous les lieux situés sur la même ligne droitedu pôle nord an pôle sud, ont le meme méridien : qu’il peut y avoirautant de méridiens qu’il y a de points sur l’équateur : (pie tous lesméridiens se confondront aux pôles
« L’cqualeur et les méridiens sont les cercles de longitude et de« latitude, et c’est à leur aide que l’on marque la situation absolue« ou astronomique des lieux. »
§ 5. Longitude et latitude-
Tout cercle, comme on doit le savoir, se divise en 300 partieségales appelées Degrés. Chacun de ces degrés se divise en 00 mi-nutes ; chaque minute en 00 secondes ; les degrés, les minutes, lessecondes se mesurent par des angles égaux, parlant du centre ducercle, et leur valeur en pieds ou toises, augmente selon la longueurdes diamètres du cercle. Chaque degré de l'équateur terrestre vaut25 lieues.
On divise aussi les méridiens en 300 degrés , ou plutôt la partiecomprise entre un des pôles, et l'équateur en 00 degrés, et parchacun des points de div ision on mène un cercle parallèle à l’équa-teur, et ayant son centre sur l’axe terrestre, ce qui donne 80 cer-cles parallèh’S, y compris l’équateur, pour chaque hémisphère nordet sud. Le 00 e se confond avec le pèle. On div ise chacun de cescercles en 300 degrés, qui correspondent évidemment à ceux del'équateur, il ne reste plus alors qu’à calculer leur décroissement devaleur, à mesure qu’on s’éloigne de celui-ci, pour approcher despèles (2).
Après cela, on fait passer par les degrés de l'équateur et desparallèh’S autant de méridiens. ( >n en choisit un qu’on appelle pre-mier. Les géographes de France suivent celui qui passe par l’Ob servatoire de Paris (3).
Or, tout lieu se trouve, soit sur le méridien de Paris , soit à l’o-rient , soit à l’occident de ce méridien. Il se trouve de plus, soit surla ligne de l'équateur, soit au nord soit an sud de cette ligne. Pourexprimer sa position absolue, on n’aura qu’à compter sur l'équateurou les cercles parallèles le nombre de degrés , de minutes, de se-condes qui les séparent du méridien choisi comme le premier ; età compt (T sur le méridien, le nombre des degrés, minutes, etc.,qui le séparent de l'équateur. La première distance sera sa lonci-tede orientale ou occidentale, selon qu’il sera à l’orient ou àl’occident du méridien ; la seconde sera sa latitude nord ou srn ,selon qu’il sera au nord ou au sud de l'équateur; s’il est dans laligne du méridien , on dira qu'il est à 0 de longitude, s'il est danscelle de l’équateur, qu’il est à Ode latitude.
§ G. Zones.
On divise encore le globe d’une manière plus absolue par leszones. Voici on quoi consiste celte division : à 23 degrés \ de dis-tance des pôles , on trace parallèlement à l’équateur un cercle ap-pelé roi.aihe, et à 23 degrés I de l'équateur dans chaque hémisphèreun cercle appelé tropique. Les deux ceintures comprises entrechaque tropique sont les zones torrides. Les ceint tires comprisesentre les tropiques et les cercles polaires, sont les zones tempé-rées, les autres sont les zones glaciales.
1,1) Ou le minime ainsi dit mot latin æqdarb, égaler, parce que toits tes lieux,situés sur réiiiiateiir terrestre, ou sons réi|iiatrnr céleste, ont seuls en tous tempsles jours égaux aux nuits, re ipti tient à l’inclinaison (le 1 axe terrestre sur letraré de son orbite, on écliptique.i2) Ce calcul se trouve tout lait dans des tables dressées a cet effet.
(3) Oii a pris pour base en France , on étalon des mesures linéaires actuelles,la dix-millionième partie du quart du méridien, et on l’a appelé mètre : il vaut,en ancienne mesure .trois pieds onze lignes et demie.
GÊOGHAPHIE PROPREMENT eite*
Au premier regard jeté sur la surface terrestre, on remarque desuite son grand part agi* en solide et lioivde , terres et eaux.
CHAPITRE PREMIER.
DES EAUX.
Aussi nécessaire à la v ie des êtres que l’air, la chaleur et la lumière,
l'eau n été distribuée presque partout à leur portée, suivant deuxgrandes divisions, les eaux marines ou salées, les eaux terrestresordinairement douces. Celles-ci sont courantes ou non courantes.
§ 1 er . Eaux marines.
Accumulées dans des cavités profondes où elles sont comme en-
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