INTRODUCTION.
tagnes (lu Puy, hérissées de volcans éteints ; le rochervolcanique de Corneille, l’amas de scories d’Àllègre ,haut de 551 toises.
Les monls du Forez présentent des sommités beau-coup plus liantes, telles que Pi erre- sur- Haute, sommetde filer bout, auquel on donne de 830 à 850 toises ; lePuy de Montocelle, qui est a 847; la sommité de laMagdeleine, haulcde 740. Toutes ces montagnes sontd’une nature stérile; mais leurs lianes, leurs vallées,présentent, surloul dans le Forez , des grandes ri-chesses en fer, en plomb, en houille. Les rameauxassez étendus qu’elles lancent à leur extrémité versl’Ailier, abondent en siles charmants, en eaux miné-rales, le renom du Bourbonnais.
Le Viearais, encore plus que le Velay, est remarqua-ble par ses monuments volcaniques. Il court au nord-ouest, verdoyant de pâturages et de châtaigneraies,et descend vers le Rhône , toujours eu augmentant derichesses. 11 renferme, comme le Gévaudan , des sortesde solitudes; mais même, dans ses parties les plus éle-vées , n’est pas, à beaucoup près, aussi sauvage. Descuriosités naturelles nombreuses l’embellissent. Le(Herbier des Joncs , d’où descend la Loire , haut de801 loises ; le mont Mezenc , qui en a 910 ( l’un etl’autre trachylique); le Pilât qui en compte 550 sontles sommets les plus élevés du faîte. Sur le versantoriental, on trouve peu de hauteurs remarquables. 11n’en est pas ainsi sur le versant opposé, où les som-mets sont peu au-dessous de la hauteur du dos princi-pal. Les monls du Lyonnais paraissent de suite moinsfertiles et moins boisés; mais ils ont quelques richessesminérales. La montagne de Tarare , qui présente ausud une élévation de 744 toises, en est le point culmi-nant. Le Charolais décroît, loul-à-fail de hauteur;300 loises , voilà l’élévation commune de ses monta-gnes. Néanmoins, l Aiguillette en comple420. C’est tou-jours à l’occident que se trouvent les sommets laté-raux les plus élevés.
Les monls de la Margeride présentent une ligne delàîle généralement comprise entre cinq ou six centstoises d’élévation.Ils ont, ainsiqueleursrameaux ouest,les monls d’Aubrae et autres , de fort belles prairies;sont bien boisés et renferment quelques métaux , sur-loul du fer. Des cascades assez nombreuses, quelquescuriosités naturelles, un certain nombre de monu-ments volcaniques, les rendent intéressantes. On peutciter comme remarquable leur gigantesque l’as-du-Souci, formé de deux montagnes, qui courbent l’unvers l’autre leurs sommets au-dessus du Tarn , à1800 pieds de hauteur. Files renferment encore quel-ques autres majestueux accidents.
Les monts d'Auvergne sont les plus remarquablesdes hauteurs qui se rattachent à la chaîne Cévennique,dont ils renferment les plus hauts sommets; on lesvoit avec admiration s’élancer, présentant de toutes[taris les traces de leur origine ignée, parmi les plusbelles faveurs de la nature et les variétés les plus im-posantes : cratères, rocs déchirés, vallées profondes etfertiles, herbages superbes, labyrinthes de monts, crê-tes aiguës, pentes verdoyantes, coulées de lave, lacs,gouffres, cascades, ruisseaux limpides, eaux minérales
et thermales, curiosités géologiques ; elles ont tout cequi [tout intéresser ; et tout cela est accessible àl’homme, presque sans danger pour lui, presque sansfatigues.
Trois groupes se font surloul remarquer entre cesmonls; c’est d’abord le Cantal , plus sauvage et plusinfertile qu’agréable, et dont le Plomb-du-Cantal , lapartie la plus élevée, compte 950 loises. Ce sont ensuiteles monts Dore et Dôme , parmi lesquels s’élancentles fameux Pays ou [tics volcaniques, le renom del’Auvergne. Ou a compté jusqu’à 50 cratères sur leurssommets. Le Puy-de-Sancy , dans le mont Dore, a 973toises. C’est la plus haute montagne de la France inté-rieure. Le Puy-de-Dôme , centre de l’autre groupe, ena 957. Les monls O douze , Jargeau et autres, les lientau plateau de Câline.
b. Côte-d'Or , Vosges , Ardennes , etc.
La hauteur de la Côte-d’Or se maintient entre deuxet trois cents toises. Le mont Tasselot , qui en a 337, enest Icpointculminant. Le plateau deLangres, de mêmeque les monts Faucilles, est un peu moins élevé.Presque tous ces reliefs, de nature calcaire, se cou-ronnent de bois, et présentent plusieurs étages, dontles inférieurs offrent à la vigne une exposition favora-ble. Ils sont riches en fer.
Les Vosges apparaissent de suite comme de bellesmontagnes, bien boisées , et couvertes d’une grassevégétation, de petits torrents, quelques lacs, plusieurscascades ; çà et là, îles solitudes assez imposantes sontleurs seuls accidents; leurs pentes n’ont jamais laraideur des Cévennes. Leurs sommets arrondis por-tent en plusieurs endroits le nom de ballons. Le plusélevé, celui de Guebwiller , a 734 loises. H surpasse debeaucoup l’élévation générale de la chaîne, et est gra-nitique. Le Donon , autre sommet remarquable, n’i'n aplus que 480. Le reste de la chaîne varie assez dans sesformations, tantôt granit, tantôt gneiss, puis grèsrouge, porphyre noir ou calcaire. Elle est riche encuivre, fer, plomb, houille. On y a trouvé de l’argent.Ellc.a des eaux minérales remarquables; son climatest rude.
La hauteur du plateau d’Argonne , tout chargéde forêts, et calcaire, s’élève jusqu’à 250 loises; cellesdes Ardennes jusqu’à 200. Les monls du Moreau nesont point aussi élevés. Une partie de leur surface,comme celle des reliefs précédents, est couverte debois; une autre a d’assez bons pâturages. Le reste n’ani attraits , ni richesses. L’Ardcnnc est presque touteschisteuse, abondante en mines de fer, et se distingueaussi par un caractère singulier d’àpreté. Le Morvanest de fond granitique; 78 loises forment la hauteur duplateau d’Orléans .
Quant aux collines de JJretagite, elles forment unplateau de formation primitive et secondaire sil-lonné par une inimité de petits coursd’eau. Les mon-tagnes Noires et celles d’Arrêe , contreforts de ceplateau, ont de 150 à 200 loises de hauteur absolue,de 25 à 30 au-dessus du plateau. La hauteur de Saint-Michel (205 loises), est leur point culminant. Elles sontpresque toutes brumeuses et arides, mais abondenten pâturages magnifiques dans leurs nombreuses